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LE TOURISME AÉRIEN devenu une nuisance majeure... (voir et écouter, vidéo calée à 70s)

Mettez le son de façon à percevoir le paysage sonore d'une zone habitée mais calme comme si vous étiez dehors, la fenêtre ouverte... (vidéo callée au début, 1mn10 sans la nuisance et puis le temps restant avec la nuisance)

- exemple fichier son non compressé

Savourez l'effet que ferait de garder sa fenêtre ouverte pour aérer, ou de rester dehors, en écoutant  les 3h22mn48" d'ambiance sonore de cet enregistrement
Mettez simplement le volume sonore de façon à percevoir entre les passages d'hélicoptères, le paysage acoustique ambiant (animaux, oiseaux, voitures qui passent...)
2017-11-23_07h58-a-11h21.mp3
ET il y en avait avant et après...
3 heure de temps (entre 7 et 10h) sont ainsi comme vous l'avez entendu systématiquement sacrifié... sauf quand la météo ne le permet pas, ce qui est rare: fronts froids et cyclones ne représentent guère plus que 20 jours de répit par an.

Si vous regardez les relevés météo france et en particulier l'ensoleillement, remarquez  que le tourisme aérien occupe dure quasiment autant d'heures que la durée d'ensoleillement: c'est l'éradication de l'association du calme et du beau temps, c'est aussi dramatique pour la faune.

C'est cette même nuisance sonore que l'on rencontre partout des lors que l'on se trouve dans le Parc National et dans les espaces naturels sensibles en pire que ça encore (car encore plus près des trajectoires de survol) et pas qu'un petit moment le matin.....(voir les relevés de l'été 2018 et avant).

On peut mentionner que ce qui provoque les nuisances les plus importantes sont justement les trajectoires touristiques qui impactent en priorité les espaces naturels sensibles d'altitude, alors que les vols utilitaires, (par exemple le ravitaillement d'Ilet à Corde quand la route est coupée) s'entendent à peine plus que la rumeur de la ville ou impactent des lieux moins fréquentés et moins sensibles, moins longtemps et moins systématiquement en tout cas.

Ce n'est pas par hasard: quand on se positionne pour voir la vue, on se place là où le bruit porte le plus, c'est le même principe que les ondes radios.

C'est en bas un impact sonore équivalent tout de même à celui d'un chantier urbain ou du cumul de passage de 10.000 voitures en un lieu situé à quelques dizaines de mètre d'une route, sauf que c'est pas local, pas seulement en zone urbaine,  et surtout dans les espaces à fort taux d'endémisme et lieux montagneux qui sans ça "respirent le calme et l'appaisement", en particulier les forêts "de nuages" qui sont entre 1500 et 2500m d'altitude: c'est comme urbaniser les forêts primaires.

UN TOURISME AGRESSIF, BRUYANT, QUI URBANISE LES LIEUX LES PLUS NATURELS DE L'ÎLE..
Si encore on limitait les dégâts... Mais on en rajoute encore
!

Le tourisme aérien réorganisé pourrait, au prix d'une réorganisation redevenir tolérable
 Il existe même une solution qui pourrait être plus populaire encore et sans nuisance pour pallier à l'évitement de survoler en avion ou hélico les sites les plus sensibles.


Facteurs d'aggravation

- La grande durée d'occupation temporelle, MESURES , mesures été 2018 et avant
Ce n'est plus le problème que ça fait du bruit fort ou pas, mais que fort ou pas, ça n'en finit plus...


- Recours à de engins PLUS PETITS qui transportent moins de personnes d'un coup, par exemple les H120 ne font que 4 places-client, le gyrocoptère que 1 place-client, ainsi que les ULM et petits avions: cela fait exploser les nuisances qui dépendent bien plus du nombre de survols que de la grosseur des aéronefs..

- l'absence de cadre bornant les horaires et les trajectoires, donc une perte de quiétude même l'après midi: ça peut reccomencer à tout moment selon les caprices des prestataires,

- les prestations courtes qui concentrent les mouvements et rotations sur les zones les plus vulnérables,
ces prestations courtes augmentent la proportion de trajectoires bruyantes, en descente et en virage.,

- Personalisation des prestations augmentant la prédation globale (c'est de plus en plus partout et n'importe quand, parfois même par mauvais temps)

- les traversées du cirque de Cilaos en phase de descente par les hélicoptères (par exemple dans le cas d'une prestation qui commence par le survol du Maïdo avec retour par Mafate suivi de Cilaos en descente. La même trajectoire en sens inverse aurait moins d'impact.
Les trajectoire de traversée à grande vitesse horizontale provoquent "un cône de vibration" comme si les hélicoptères projettaient vers l'avant un faisceau de vibrations intenses. Ce cône de vibration tapant dans les rempart multiplie l'impact des hélicoptères rapides et est le plus marqué, par ordre décroissant d'intensité avec

Du pire au moins pire,
Le dauphin (n'existe plus qu'en version militaire)
les EC130 ou H120
Les As 350
l'EC 145
L'alouette 3
"robinson"

- Nouveaux hélicoptères non-adapté au vol de montagne beaucoup plus déficients en cas de trajectoires non linéaires en altitude: parfois moins bruyants, remarquables même en basse altitude, il deviennent en utilisation touristique plus bruyants hors le phénomène de cône de vibrations:  exemple avec les EC 130 B4 ou H120: le flapping et l'effet de sirène dont vous pourrez juger de la qualité mélodique .
 
- Le lissage des périodes touristiques "dé-saisonalisation" qui supprime les période de répits en hiver, ou encore en période de pluie.

- Le fait que ce tourisme bruyant ne satisfait finalement que peu de personnes (10%)  au détriment de tous les autres.

Facteurs d'aggravation (précisions)
La passion du vol, l'envie d'explorer, envie de sensation, l'envie d'être dans une situation privilégiée, l'envie de faire ce que ne font pas les autres incite des pilotes des aéronefs "jouets" (particuliers, mini-compagnies), à proposer à des privilégiés parmis des privilégiées (seulement quelques dizaines de touristes/an) tout ce qui provoque beaucoup de nuisances: s'approcher près du relief, faire des virages serrés, tourner en rond pour repasser, aller voir les lieux autrement qu'avec les usines à touristes ou "promène-couillons"... C'est ce qui rend ces petits engins particulièrement intrusifs même si ça se produit que occasionellement.

LE GYROCOPTÈRE!!!
Cet aéronef est l'extrême surenchère de nuisances sonores (comparable au paramoteur)
15 à 25 minutes de nuisances sonores pour un seul touriste qui visite.
Dans l'absolu son bruit n'est pas forcément puissant, mais la nuisance provient de la durée cumulée d'un coup en continu: ça "reste sur place"

 Les mesures révèlent qu'il est aussi bruyant qu'un hélicoptère en émergence acoustique 5 à 10 fois plus longtemps pour un passager seulement.
C'est un peu comme le paramoteur en encore plus bruyant.

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On voit ici un survol  du gyrocoptère:
GYROCOPTERE
Une seule visite et 25 minutes de nuisance sonore continue!!!
La concentration sonore sur des bandes de fréquences augmentent l'émergence: elle a été même été mesurée supérieure à celle d'un "écureuil" AS350 à altitude équivalente (38dB le gyrocoptère contre 30dB l'écureuil à la gare routière de Cilaos en 2014)


 F-HXHX est un nouvel hélicoptère apparu fin 2017 qui a répété en fin d'année des passages à basse altitude et/ou près des zones de nidification et des survols l'après midi même par temps couvert. Il ne fait pas autant de bruit que les gros hélicoptères de Corail ou Hélilagon, mais "mouline" sur place comme un ULM et a été responsable d'intrusions en zones protégées.

F-ODLS est un petit avion  modèle PA28 qui a aussi fait pas mal de barrouf en tournant en rond en montée en pétaradant un max. Une voiture sans pôt d'échappement c'est interdit, mais un avion au moteur bien plus puissant en l'air, sans pôt d'échappement, et bien plus bruyant encore... c'est permis..

 L'ajout des aéronefs-jouets au grand Bordel-Sonore n'est qu'un "détail chiant" de plus: le problème de fond reste le même, étant l'absence de prise en compte de la sensibilité des lieux qui servent de décors à des activités de privilégiés au dépend des autres qui en bas récoltent les déchets sonores de leur mumuse ou bizness et que tout ça soit totalement légal et ainsi livré au tourisme dans une région hyper-sensible, étriquée et surpeuplée, en gérant cela comme si on était sur le continent en région non montagneuse dans un contexte de transports et de rares passionnés d'aéroclubs..





















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