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situation actuelle (noté juillet 2018)


TOURISME AÉRIEN: archive (exemples de nuisance sonore 2017-2018, extraits, observations)

TROP DE BRUIT, TROP DE TEMPS, ET LÀ OÙ IL NE FAUDRAIT SURTOUT PAS, JUSTE POUR LE PLAISIR D'UNE MINORITÉ DE TOURISTES, AUx DÉPENS DES HABITANTS, DES AUTRES TOURISTES ET D'UNE NATURE EN PERDITION.


Dans les cirques de l'île de la Réunion, On a autant de survols aériens que au dessus des flots de lave d'Hawaii, mais le contexte est tout différent: on survole des lieux habités et déjà accessibles par le réseau routier (sauf Mafate, cas particulier qui ne justifie pas des trajectoires concernant CILAOS), On concentre des nuisances sonores là où le bruit apporte simultanément une dégradation écologique par propagation aux espaces naturels sensibles, sociale à cause de l'ambiance de "bordel sonore" que cela engendre et le principe même de ne pas respecter les cathédrales naturelles, et même économique au niveau local du fait qu'une certaine approche touristique dépendante de la paisibilité des lieux a été sacrifiée.

Les cirques sont les plus vulnérables, ils attirent les aéronefs par ce qu'ils sont beau, mais aussi la nuisance sonore y a un impact beaucoup plus multiple:

 
- Un bruit industriel, "urbain", répandu sur des espaces à fort taux d'endémisme (forêts primaires), LE CHANT DES OISEAUX est altéré en qualité (baisse de complexité des chants) et en portée (les passereaux locaux ne peuvent guère hausser la voix, ils changent carrément d'horaire), cette situation qui profite aux oiseaux importés mieux adaptés, au dépend de la faune et de la flore locale, en particulier le merle maurice dont le chant est fort et peu varié.
 
- Destruction de la paisibilité des villages habités, avec 50 60, ou plus encore d'aéronefs à la suite dans un endroit qui résonne comme nul par ailleur au monde, (Voir les sonogrammes pour évaluer comment s'est organisée cette nuisance dans le temps chaque jour.

le bruit induit l'augmentation de TOUTES les autres nuisances sonores (chiens, sonos, radio et bruit de moteurs pour lesquels personne ne prend de précautions: au contraire, faire du bruit soi protège de l'invasion sonore des autres).

- Exposition des touristes ici présents qui n'étaient pas venu pour retrouver le bruit de l'urbanisation et des aéroports ici, en pleine montagne (sur ce point s'est opéré un remplacement: viennent finalement seulement ceux qui s'en foutent).
 
- la résonance multiplie la nuisance d'un facteur dépassant 10: cumulant le gain d'intensité sonore (4 fois = +6dB), la multiplicité apparente (2 à 3 fois un écho), et en durée (3 à 5 fois: plusieurs minutes au lieu de quelques dizaines de secondes).

- cette ambiance a contribué à retirer l'attrait spécifique de CILAOS (bon vivre ensemble, calme et spiritualité des lieux), il reste la beauté de carte postale, mais l'ambiance et la dégradation du caractère local de la faune, flore, société  en a pâtit sérieusement: il subsiste le commerce et le tourisme de bringue: les touristes sont devenus des consommateurs juste bon à payer, et rois sur les lieux d'espoir qu'ils lâchent leur devises, les échanges humains se réduisent à la domination économique, le malaise ambiant alimente une violence sociale larvée: à CILAOS régne désormais "le bruit et la fureur du monde moderne". Mais ce n'est pas une fatalité si on redécouvrait ici la qualité des lieux au delà du seul aspects visuels.
 


Compte tenu de la situation par rapport à ces archives.

Juillet 2018: rien de changé ça ne fait qu'augmenter par rapport aux années précédentes, et en plus les problèmes principaux demeurent (pas de cadre horaire évitant la généralisation du bruit à la journée entière, pas de protection vis à vis des passages à basse altitude et longs passages de l'autogyre qui surmultiplie encore le cumul de bruit...)

Tout a été dit, tous le savent, et nous pouvons constater l'omerta généralisée sur ce problème après les tentatives de lancement d'alerte...
Fatalisme et addiction à cette forme de développement font plutôt aller les efforts vers une généralisation et augmentation accélérées des nuisances sonores d'aéronefs touristiques.

Les lieux ont été façonnée par cette nuisance sonore installée depuis plus de 20 ans "depuis toujours", et "préparés" à une augmentation continue de la présence sonore des aéronefs (mais on n'est plus à "ça près", c'est comme ceux qui habitent près d'une route devenu autoroute).
 Pour des raisons de facilités on ne tente plus de cadrer cette nuisance enfin de partager les lieux.

Comme ça fait partie du paysage, les gens vivent avec, ceux qui visitent les lieux s'y attendent et tous trouvent cela normal..

Si on n'aime pas ça, il faut aller ailleurs, et si on dépend du calme des lieux et qu'on ne peux pas vivre ailleurs, il faut disparaître, ce que tend à faire faune et flore locale...


ARCHIVE -> mi 2018
LE TOURISME AÉRIEN est devenu une nuisance majeure... (voir et écouter, vidéo calée à 70s du début: au début, le calme sans la nuisance)
Voir les sonogrammes pour évaluer comment s'est organisée cette nuisance dans le temps chaque jour. Depuis ça s'est aggravé: ça dure encore plus tard et l'après-midi est concernée: le contraire de ce qui est demandé depuis des années confirme la non volonté des responsables.
écoutez des exemples (attention, un rendu réaliste seulement approché avec une installation qui rend les sons graves, pas avec les mini-enceintes incorporée d'un ordinateur portable ou le téléphone!!!)
Les oiseaux sont probablement très perturbés. Les véritables scientifiques savent l'impact que cela a sur la flore d'un patrimoine en perdition.



DES AÉRONEFS ENCORE PLUS NUISANTS QUE "NORMALLEMENT"

- le gyrocoptère pour 1 à 2 visiteur par jour fait autant de bruit cumulé que 5 à 10 hélicoptères transportant 30 à 60 personnes.

- Des appareils bipale de type robinson, dont un, de couleur noir, qui fait systématiquement ses passages en flapping (pales qui claquent l'air)

- Des hélicoptères avec fenestron provoquant un effet de sirène et faisant plus de vibration 20Hz, ce sont les EC130B4 ou H130 et les H120.
En cas de flapping ils s'entendent plus fort dans les maisons et font taire les oiseaux de très loin. Peut être que cela provient du pilotage:
exemple d'un survol de ce type d'engin à curseur-6mn50 20180205_0953-1003.mp3
Le rotor de queue aggrave l'impact en virage et en descente.
 effet de sirène exeemple 1  , effet de sirène exemple 2

De toute façon, l'ensemble ça fait un bruit énorme par dessus le silence des lieux naturels. Le problème sur lequel travailler en priorité est l'étalement horaire


L'EFFET DES GRANDS NOMBRES...
Les hélicoptères font 6 places, le dixième d'un bus, et le bruit d'une ville d'un million d'habitant ou de 100.000 voitures. Remplacer le service d'un bus par des hélicoptères représente 20 rotations, facilement 2 heures de nuisances sonores, pour toute une région, à la place d'un seul bus qui va klaksonner de temps en temps en faisant la route de CILAOS..

Facteurs d'aggravation

Toute contrainte qui limiterait à un endroit l'activité est bien sur rejetée: on est en situation d'omerta (2018), tous savent, personne n'aborde le sujet, tous les responsables se renvoient la balle...












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