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tourisme aérien alerte.
Combien de décibels? (65) combien de temps (1 à 3h)?
Il vous faudra revoir quelques notions de "physique": les dBA, les vibrations... etc.
l'effet de cumul?
spectrogrammes page 1 2018, page 2 2020, vidéo: pourquoi et comment on les fait.

EN QUOI LE TOURISME AÉRIEN EST DEVENU UNE NUISANCE ?!!

 
- Ça fait du bruit PARTOUT: pas seulement chez nous, mais dans la nature, dans les forêts, les sentiers...
40%-temps de 5h occupées par 50 survols et 60-70dB équivalent à 5 voitures par minute au bord d'une petite route envahie = 1500 passages de voiture = comme la quasi totalité des voitures de la ville de CILAOS qui auraient passé. Mais la grande différence par rapport au bruit routier est l'étendue à tout l'environnement: arrières cours, zones calmes, les jardins, forêts, remparts, se trouvent exposées.

- Le cumul de bruit n'est pas minime! de l'ordre de 2h étalé sur 5h de temps:
la pollution sonore (intensité sonore carrément élevée dure longtemps, dans la répétition 30 à 50 survols/jour, parfois 80
l'intensité est généralement de l'ordre de celle de la parole à quelques mètres en extérieur, d'un moteur de camion à 30m, les vibrations sont fortes (pénètrent dans les maisons), l'impact sanitaire* est celui d'une demi-journée de voisinage dans l'axe des pistes d'un grand aéroport, situation pour laquelle le préjudice sanitaire est déjà évalué, et si appliqué à CILAOS correspondrait à plus d'un millions d'euros/an de préjudice sanitaire amputable au seul tourisme aérien.
*Non! c'est pire, car il ne s'agit pas du bruit "rose" d'avions à réacteurs, mais de vibrations et d'harmoniques de voilures tournante avec une plus grande proportion de vibrations, surtout en dessous de 40Hz.

 - Ça ne pollue pas qu'un peu: Ça brûle le kérosen simplement dans une turbine qui fait un travail de couple (plus polluant qu'un bête réacteur), sans catalyseur, et procure en rejets l'équivalent de 500 voitures qui tournent 30km dans le cirque de CILAOS (1h d'hélicoptère = 1 an de voiture-15000km, le tourisme aérien = environ 30.000 voiture au quotidien, de plus, en l'air). C'est en plus de la circulation, mais pas sur la route, en l'air et à la limite de la base des nuages en cours de formation: ces rejets de combustion d'hydrocarbures se font le plus souvent dans un air saturé d'humidité confiné dans un espace montagneux quasi fermé, ça arrive même à puer sur la crête des salazes ou au Taïbit (on y est près des trajectoires) et est peut être la raison de ce qui semble des irrisations de traces d'hydrocarbure dans l'eau de ruisellement près de la crête des Salazes...

- UNE NUISANCE SOUS ÉVALUÉE
La mesure en dBA n'est pas appropriée, elle est même totalement fausse, à cause de la pondération de la mesure qui supprime carrément l'impact des vibrations, surtout quand il s'agit d'hélicoptères (on minimise d'un facteur 10.000 ou -40dB), de plus, on est dans un contexte de nuisance répandue sur des espaces où par contraste elle est démesurée, l'émergence spectrale est maximale (le rapport composantes du bruit sur ambiance naturelle au calme largement supérieur à un facteur 1000 ou +30dB)

- UN IMPACT CERTAIN SUR LA NATURE car la faune dont dépend la flore s'était adapté à un isolement insulaire, plus silencieux que les millieux des continents, et ne dispose plus du paysage sonore "dégagé" chaque matiné de beau temps pour communiquer et dans un contexte de concurrence d'espèces introduites et mieux adaptés
L'impact le plus visible, confirmé par un retour "à la normale" lors du confinement virus-chinois est le recul du merle de la Réunion, par rapport au Merle-maurice. Dans le calme, on n'entend quasiment plus les merle-maurices hors zones habitées, du moins au dessus de 1300m.  Le Merle-maurice étant le vecteur principal des plantes envahissantes, la pollution sonore aidant sa concurrence à la faune locale, par lui, la pollution sonore accélérererait la progression des "pestes végétales" qui dénature le paysage visuel, cela même qui est classé "patrimoine".


- Ça fait du bruit PARTOUT,

"Loin désordre-la-ville et l'odeur-camion:" ma retourne dans la montagne... et mi entend disordre dans les jardins, dans la nature, dans les sentiers de randonnée, dans l'église,  à des heures de marche en haut des remparts, et dans les endroits plus innacessibles refuges de la faune...
Le coût sanitaire serait de l'ordre du million d'euros, voir plus (selon intensité sonore- durée - contexte). Mais vu le contexte touristique de CILAOS où la valeur principale des lieux est calme et le contact avec la nature, le préjudice compté en "trucs qu'on ne peut plus envisager de faire" et qui serait partie d'une économie locale dépendante de la tranquilité dans la nature, est immense.

30 à 50 survols/jour, parfois 80+ gaspillage temporel.

Généralement 1 À 2 HEURES DE BRUIT CUMULÉ, ÉTALÉ SUR 5 HEURES DE TEMPS DURANT LESQUELLES LA QUIÉTUDE EST  PERDUE, JOUR SUR JOUR, POUR TOUS ET PARTOUT
Les survols sont étalés sur 5 heures de temps,  et s'ajoutent des ULM, Tout le bon de la journée, la matinée entière est perdue lors de la répétition de 3 fois à 15 survols par heure, tous les jours ou presque.
Le taux de "dillution" du bruit dans le calme est généralement 40% temps (ça correspond à 2mn30 de bruit toutes les 6 à 7 minutes = 10 survols à l'heure): ça ne veut pas dire que 60% du temps reste "libre" mais que pour chaque heure cumulée de bruit on perd 2h30 de tranquilité.
Entre les survols bruyants, les calmes provisoires ne permettent pas l'installation d'une activité que l'on ferait dans le calme pas plus que cela permet un retour des communications longue-distance entres oiseaux (exemple: le poussin qui explore la forêt à 100m de ces parents ou les merles qui ajustent leur territoire): l'impact de 1h de bruit étalé sous forme de répétitions étalées sur 2h30 est donc bien plus grand pour un même cumul sonore..
 

- Ça ne pollue pas qu'un peu:

Les turbines relâchent de la pollution telle qu'une bonne photo d'hélicoptère sur fond de ciel bleu laisse entrevoir sa trainée d'échappement. Une heure d'hélicoptère provoquerait l'émission de polluants (les AUTRES que le seul CO2 qui est "propre"), l'équivalent d'un an d'utilisation de petite voiture (15.000km) ou 600km de très gros camion (un gros de 48 tonnes): il s'agit des microparticules, des NOx et autre rejets liés à la combustion. Rapporté à un-seul-touriste on obtient l'équivalent-pollution de 2500km d'utilisation de voiture par touriste et par heure d'hélicoptère. 50 fois un hélico présent durant 3minutes  DANS le cirque de CILAOS,  rapporté en voitures faisant 30km/jour dans le cirque de CILAOS, fait comme environ 500 voitures roulant 30km..  met-encore polution, mais cette fois, précisément dans les zones qui étaient épargnées par les voitures, et surtout sur les environs du col de Taïbit.

500 voitures qui tournent 1 heure dans un espace à ce point confiné... ce n'est pas rien. Pour sentir la polution que cela fait, vous pouvez assister à un cortège électoral. Quand toutes ses voitures ont tourné, le laindemain l'air sent encore.

Cette pollution, provenant des hélicoptères peut être sensible au nez (odeur de "fioul") dans des régions de CILAOS proches des trajectoires les plus répétées: Ilet des Salazes, Crête des Salazes, Le "chien", et col du Taïbit, coté Mafate, la Mare à Kelval...  et elles peuvent se concentrer dans l'eau de ruisellement:  on trouve parfois des traces d'hydrocarbures là ou on ne s'y attend pas, dans des espaces très en amont de la moindre route, comme des traces d'huile.


Le "CHIEN" avec les "3 SALAZES", et en contrebas l'Ilet des 3 salazes est l'endroit le plus intensément survolé de CILAOS: parfois ÇA PUE.,

Ce lieu est prisé pour les retraites spirituelles (Ilet des Salazes est un lieu habité avec des tentatives de long séjour): on y va avec une attitude zen, mais on en repart confronté à une envie croissante de posséder un lance-roquettes... (dans cette région, un paramètre de plus rend nerveux et agressif: le phénomène de passage brutal du silence au bruit quand les hélicoptères arrivent de derrière la crête des salazes. Le pire, pire que tout, est de l'autre coté à la Mare à Kelval.

Quand on monte le sentier du Taïbit Voilà dans quelle ambiance se fait la randonnée.

- LE CUMUL de nuisance n'est pas minime!

il ne s'agit pas de "passages de temps en temps": ça dure réellement longtemps en cumul et c'est réellement puissant en intensité (gêne la conversation à voix normale en extérieur, fait vibrer des surface au point qu'on peut le sentir au toucher). Quand la population mondiale n'a pas le rhûme, on a  1h, voir 2h par jour de fort bruit+ fortes vibration CUMULÉ  (en ne comptant que les instants quand le bruit est là: par exemple avec  50 passages qui durent 2mn30 chacun on cumule 1h40).

Pour bien moins que cela on punirait un voisin de provoquer pareille nuisance chez l'autre, pour atteinte au code de la santé publique avec récidive (bruit continu ou répété nettement audible sans effort d'attention et pénétrant jusque dans l'habitation, jour après jour, pendant des années, "définitivement"!). L'activité touristique pour le loisir et plaisir de touristes, s'octroit le droit de le faire, pour tous, et en plus partout...

- UNE NUISANCE SOUS ÉVALUÉE.

- LE BRUIT est accompagné de VIBRATIONS (mesure en dBA "menteuse")

Quand il s'agit des hélicoptères surtout, ça fait des vibrations de plus basse fréquence qui pénètrent dans les habitations, contournent les obstacles, se propagent plus loin, perturbent la faune, les animaux, les bébés, dissippe l'attention des enfants en classe, perturbe les foetus, et, sachez le bien: ces vibrations sont IGNORÉES des mesures avec sonomètre (la mesure en dB(A) qui donne entre 55 et 65 dB pour la plupart des héicoptères sur CILAOS, ne prend pas en compte ces vibrations et estime un niveau de bruit faible quand bien même on ébranle des dalles de béton ou qu'on fait sortir les chauves-souris en plein jour).

- Pour ceux qui en prennent juste connaissance à travers nos doccuments et pour un touriste qui visite une fois les lieux, il n'y a pas l'effet du cumul quotidien.

- LA MESURE EN DB(A) sous estime les vibrations, ignore même totalement l'impact des voilure tournante:
 


la nuisance est sous-évaluée OFFICIELLEMENT..

le protocole utilisant les dB(C) serait moins faux, l'édition d'un spectrograme est encore plus simple pour constater l'ampleur de ces vibrations.

Bruit des hélicoptères pendant un concert de tambour d'une fête-malbar: on voit bien, en bas du spectrogramme, image du haut, les vibrations que seuls les hélicoptères provoquent (et leur fréquence en Hz sur l'échelle de gauche)!

- la pollution sonore est de "faible niveau" (quoique) mais dure longtemps,

 Et même si parfois c'est tout juste perceptible en zone habitée elle écrase encore le murmure de la nature, nous privant du ressenti de quiétude, communion et repos qui est un besoin croissant pour aller loin désorde-la-ville (pas la bonne version, la bonne version c'est celle ci), et réduit encore drastiquement la portée des chants d'oiseaux.

-Vous aurez en général une perception moins forte que dans la réalité en écoutant les enregistrements ici reproduits (été 2020), par ce que les vibrations demandent des grosses enceintes de studio pour être reproduites (on reproduit rarement celles en dessous de 40Hz, voir 100Hz). Ces vibrations sont visibles en bas des images d'analyse temps fréquence, seuls les hélicoptères et les voitures garées avec le moteur tournant les produisent..

IL EST INCONCEVABLE DE RÉAGIR POUR LES HABITANTS.

Pour les habitants la misère sociale a placé l'urgence ailleurs: avoir un chez soi, pouvoir manger, boire, dormir (si les chiens en cage ou la sono des voisins le permettent), sécurité de l'emploi... etc...

La pyramide de Maslow nous dit que si on est à un niveau d'urgence de survie, les préoccupations un peu plus "spirituelles" sont des soucis inconcevables. Accéder à spiritualité dans un "temple naturel" est le dernier des tracas auquel on pense quand tout le reste va bien: dans une ville où plus de la moitié de la population est sous le seuil de pauvreté le bruit des hélicoptères et l'accès au chant des oiseaux est le dernier des soucis..

Cependant, la pollution (sonore, mais pas que: tout ce qui dégrade notre environnement vital) peut toucher simultanément à tous ces étages de  besoins physiologiques insidieusement de sorte qu'on peut la "tolérer" au prix d'un stress intérieur, pour éviter un conflit psychique et social inconcevable ici Pour rester admis dans la société et pouvoir y vivre, il faut tout d'abord ne pas pas créer de conflit, donc ne jamais se  risquer à émettre une opinion.

UN IMPACT CERTAIN SUR LA NATURE

Une occultation de longue durée du paysage sonore.

Là où les aéronefs volent le plus est précisément là où vivent des oiseaux endémiques dans des forêts primaires, un patrimoine actuellement dégradé à grande vitesse par les invasions d'espèces étrangères (merle-maurice + longose + troène + goyave...)

Réduire durant une quasi-demi-journée les communication des oiseaux locaux avec un bruit d'aéroport n'est pas sans conséquence sur la vitalité de ce patrimoine biologique déjà en PERDITION.

Réduire la portée des chants d'oiseaux, c'est réduire au carré la surface accessible à leur chant: par exemple la surface de communication possible entre les oiseaux et les poussins qu'ils nourissent tout en restant en contact sonore avec eux est réduite énormément,  et on doit bel et bien considérer la surface quand il est question d'accès au territoire. Si le chant de l'oiseau porte 3 fois moins loin, il couvre 9 fois moins de surface, si il s'entend que 10 fois moins loin, il ne couvre que un centième de la surface..

Les oiseaux endémiques, qui avaient évolué dans des stratégies de communication adaptées à ces grandes portées de chant dans le calme de forêts sans humains ni mammifères sont désavantagé par rapport à un oiseau concurrent: le bull-bull orphée, oiseau introduit qui a évolué depuis des millions d'années avec des stratégies mieux adaptées au bruit très fort de forêts indonésiennes pleines de singes hurleurs et de cigales. Cet oiseau concurrent est aussi un vecteur majeur des plantes envahissantes. Il se pourrait fort qu'il investit d'autant plus facilement les forêts que les oiseaux locaux communiquent trop difficilement pour protéger leur territoire: la corrélation Merle-Maurice/zone-bruyantes Pas-de-merle-maurice/zone-préservée-calme est en effet assez flagrante..

UN IMPACT SANITAIRE

Sur la base des formules d'estimation du préjudice financier données par l'ADEM incluant l'intensité et cumul de cette nuisance sonore, le préjudice sanitaire serait de l'ordre du million d'euros/an sur CILAOS, environ 300 euros à 400 euros par an et habitants...
Des personnes hyperacousiques, autistes, traumatisés crâniens, en dépression, ou sensibles pour diverses  raisons aux nuisances sonores qui empêchent leur repos payent individuellement un préjudice bien plus lourd: les lieux sont durs à vivre toute la matinée, tout simplement, ou ça coûte cher d'isoler, ou de se soigner pour compenser.
 
La représentation en analyse spectrale du bruit enregistré permet de repérer cette nuisance sonore, une fois qu'on sait ce que représentent ces taches sur ces bandes: l'effet de masque sur le chant des oiseaux est certain, et l'emprise des perturbations sonores se voit immédiatement comme en avant plan, pourtant dans une zone ici habitée, sans avoir besoin d'écouter des heures ces enregistrements. Ce qui apparaît immédiatement c'est LE PROBLÈME d'emprise temporelle en plus de l'intensité qui dépasse pratiquement tous les autres sons du paysage sonore: "ça bouffe tout le bon de la matinée", en plus du constat que c'est un bruit qui écrase tous les autres, même pas besoin de savoir "combien de décibels" pour ce constat.



20171123 06H00 11h45

20200216_07h06-13h21



Combien de décibels? combien de temps?
Il vous faudra revoir quelques notions de "physique" pour comprendre à quel point les "décibels" c'est du "n'importe quoi": la mesure d'intensité est indicative, mais loin d'être suffisante pour caractériser la nuisance.


"CILAOS MON AMOUR est trop alarmiste"...

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