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RÉSUMÉ RAPIDE DES OBSERVATIONS DE L'IMPACT (GÊNE) DU TOURISME AÉRIEN,


Les effets de cumul de niveaux de gênes codifiés ici pour l'exemple en  bleu, vert, orange, rouge,  demandent une "pondération" tenant compte de ce cumul pour estimer l'effet dans la durée. Cela est bien sur subjectif, c'est pour communiquer un phénomène flagrant mais difficilement mesurable.

Que le bruit cumule les effets et ce qui est tolérable un temps devient insupportable dans le cumul est une évidence.

Que l'on s'habitue au point d'en être inconscient au delà d'un seuil, l'est moins!!!

Ce sont ceux qui sont le plus exposés aux nuisances sonores du tourisme aérien qui dénient le plus l'existence de cette nuisance.

"Dans la réalité du quotidien, il n'est pas question d'avoir conscience que c'est "chiant" ou "insupportable", on fait alors abstraction, on ignore, on dénie, on se fait une raison, de sorte que ce problème n'existe plus et n'encombre pas la vie."



Sont le moins "sensibles" à ce "problème les habitants de Cilaos ou ceux qui ont habité longtemps à Cilaos,
ceux qui sont ou ont été les plus exposés et qui ne sont pas "des malades*"!

* et des "chiants qui empêchent les autres de vivre, qui devraient se soigner, et prendre leur médocs"


Dans le cumul s'installent des habitudes de résistance:

- on s'adapte au bruit en étouffant sa sensibilité, si l'on peut, (si on en souffre on se juge comme "malade" et on ne remet pas en cause l'environnement, mais soi: beaucoup de gens prennent ainsi des médicaments ou une drogue pour gérer une nuisance).

- on s'adapte au bruit en adoptant des comportements bruyants, Ce qui tend à augmenter les tensions de voisinage.

Du coup, il est difficile de faire une mesure par l'enquête d'un public exposé, il ya aussi localement un idéal de vie qui rend réticent l'aveu d'une gêne causée par autrui, car ici, il faut être solidaire "avec l'économie de l'île", "ne jamais causer de problème" et "prendre sur soi" pour être "gentil et tolérant" ==> Une enquête donne des résultats faux, toujours orientés... Alors c'est à une MACHINE qu'il faut recourir pour évaluer l'ampleur de cette nuisance.
(la méthode viable pour la mesure des cumuls, c'est l'analyse temps-fréquence)


Ne plus écouter l'ambiance des lieux n'est pas sans inconvénients graves car c'est aussi perdre contact avec une partie de soi même, l'écoute de la nature étant liée à l'écoute des autres de soi, de la nature; sur un plan plus subtil, complet, profond que la seule communication par la pensée et le visuel.

Se perd aussi des liens avec la société et la communeauté: qui s'est rendu compte que la cloche de l'église et le carillon était en panne depuis plus d'un an?



Cumul de
"calme"
"ça va"=============================> => Prolongé des années, la gêne reste limitée, mais elle reste consciente.

Seuil d'installation d'un "filtre" d'habitude rendant inconscient les gens exposés au quotidien (sauf si c'est "des malades")


"faut mettre les freins (chiant)"===> |=> Prolongé des années: "on n'y fait plus attention", "faut pas martel en tête.

"stop (insupportable)" =============> |=> Prolongé des années, c'est insupportable d'en avoir conscience, alors s'installe l'habitude, l'expression "moin la fé l'habitude" indiquant que il y a eu gêne à un moment (ce n'est pas passif car il a fallu "prendre sur soi"), pour obtenir l'insensibilité au bruit faisant que en apparence le problème n'existe plus.

Si il n'est pas possible de s'habituer, il ya d'autres moyen détourné de fuir la nuisance sans même s'en rendre compte (changement d'habitudes liés aux lieux (on y fait plus de bruit), changement d'horaire (on n'y va plus à la meme heure), de pratiques (on évite les activité silencieuses), ou plus simplement on ne va plus sur les lieux, on ne les aime plus, on les ignore...)



Ce seuil de fuite du ressenti est établi d'après des questionnements aux touristes (qui y trouvent insupportables ou "scandaleux") et habitants ou métros installés sur place (qui dénient alors plus que jamais la sensation de gêne), à un niveau correspondant à 8 passages cumulés d'hélicoptères ou avions nettements audibles: l'ambivalence  n'existe qu'au delà de ce seuil.
En métropole il ya beaucoup plus de passages que ce seuil, mais la plupart des passages ne font un bruit significatif que durant 15 secondes. C'est tout différent quand ils durent plusieures minutes et de manière "insisté" (le son est maintenu).

Cela correspond à un passage nettement audible toute les demi heure durant une partie de la journée seulement (2 à 4 passages/ heure soit 8 passages entre 2h et 4h de temps), On peut tourner de toutes les façons, on obtient ce seuil aux environ 8 survols en cumul (quand ces survols durent 2mn30 en moyenne, c'est toujours un temps prolongé)

 Le maximum de ce seuil correspond en réalité à 15 passages réels, dans le cas du cirque de Cilaos, car dans la "vie normale" une partie des passages n'est pas audible par ce qu'elle ne dépasse pas de beaucoup du bruit ambiant de la ville ou de la maison ou qu'elle survient lors d'une activité bruyante.

Dans la nature, le seuil est en moyenne 6 passages: entre 5 à 8 passages, car tout passage est gênant.
Là où la gêne est survenu brutalement avec Pierrefond, que l'effet d'habitude n'a pas entrainé le déni, les habitants de la Rivière St Louis, ont réagi pour des passages "à un quart d'heure d'intervalle" durant 2h, ce qui fait bien 8.... (tandis qu'à Cilaos avec 40 passages, à 4 -6mn d'intervallle en moyenne, on ignore cela!)  ils étaient très enclin à signer la pétition.

Ainsi, quand on se promène avec une pétition à signer, ceux qui signent le moins, sont ceux... de Cilaos ou ceux qui ont habité longtemps à Cilaos, ceux qui sont ou ont été les plus exposés!
Dans le cas de mères d'enfant, la conscience du problème était du au comportement du bébé, sans cesse réveillé, c'est surtout ceux là qui ont signé, par ce qu'un désagrément "externe" leur révélait le problème. Le seuil de surdité psychique a été tellement dépassé que les cilaosiens en général sont devenus insensibles à cette nuisance...



Cumul partant de notation au jour le jour.


On ne peut pas dire que si on a une majorité de jours complétement calmes mais mélangés avec des jours insupportables tout de même fréquents dans le mois, que c'est "calme".
Ça sera même  globalement insupportable puisque cette situation fréquente se cumule de façon rapprochée.

Un jour insupportable sur 2 ou 3 jours plus calmes, rend la période insupportable globalement, et si c'est entre un jour sur 4 et 9 ça sera "chiant" sur une période qui aurait pu être "ça va" ou "calme" durant longtemps.

Un jour chiant sur 2 ou 3 rend par cumul la période insupportable (surclassement) par cumul cela devient "insupportable"

un jour chiant doit arriver rarement pour qu'on puisse dire que  "ça va", par exemple si c'est moins d'un jour sur 4, 5 ou 6 (subjectif, mais le fond du problème reste le même)..

on ne peut dire aussi que si un jour sur 3 on remarque beaucoup de passages mais que "ça va", on est dans un site garanti sans perturbation et donc "calme", ça restera un site où "il ya beaucoup de dérangement, mais ça va car ça ne dure pas et c'est pas trop souvent"



Exemple...
Réalité: il ya une minorité de jours insupportable mais ça été fréquent, dans un mois globalement calme.
,01,02,03,04,05,06,07,08,09,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,

Ressenti cumulé sur un mois "c'est tout de même chiant".
,01,02,03,04,05,06,07,08,09,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,
et 6 jours "insupportables" en un mois tranforment un mois globalement calme en période où l'on se dit
"faut mettre les freins"
Remarque, en cas de risque de difficulté (autistes, personnes fragiles au bruit, risque de crise de nerfs, de crise clastique), le danger du à la répétition d'une situation difficile rend à un tel stade le pays inhabitable ou contraignant même avec un bunker (car il prévoir, rester enfermer, pas prendre de risque), car là ce n'est pas que "insupportable", mais
insupportable sans écrire de " "!
SI la nuisance est imprévisible elle est bien plus grave, car le risque pouvant survenir tous les jours, l'attitude de protection contraignante est à adopter au quotidien au lieu de seulement de temps en temps.


Exemple2
Réalité: il ya une majorité de jours où "ca va" 2 jours insupportables 3 jours chiants.
,01,02,03,04,05,06,07,08,09,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,

Ressenti cumulé sur un mois: "comme si c'était la moitié du temps".
,01,02,03,04,05,06,07,08,09,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,
Parfois "ça va", mais c'est tout de même par moment   carément chiant


Exemple2
Réalité: il ya une majorité de jours "chiants", mais rarement de jours insupportable.
,01,02,03,04,05,06,07,08,09,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,

Ressenti cumulé sur un mois: "là c'est franchement insupportable".
,01,02,03,04,05,06,07,08,09,10,11,12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,22,23,24,25,26,27,28,29,30,
"franchement c'est plus qu'il en faut pour devenir insupportable.

Dans la réalité du quotidien, il n'est pas question d'avoir conscience que c'est chiant ou insupportable, on fait abstraction, on ignore, on dénie, on se fait une raison, de sorte que ce problème n'existe plus et n'encombre pas la vie.

Analogue au phénomène de réplétion: le phénomène de persistance rétinienne nocturne qui est une réplétion chimique: il faut 20mn pour de nouveau être sensible à une faible lumière après une exposition à la lumière qui a duré un certains temps, qui a changé la chimie de la rétine. Si on passe dans des zones éclairées durant quelques minutes, (3 ou 4 le temps de parcourir une rue) à 20mn d'intervalle (le temps de faire un trajet dans le noir), le temps de trajet durant lequel on profite pleinement de la vision nocturne est quasi nul... même si finalement on n'a pas été exposé beaucoup de temps à la lumière en cumul et au lieu de voir bien sur tout le trajet avec sa lampe, on ne voit plus rien une partie du trajet et c'est plus dangereux.
(c'est ainsi que l'éclairage public excessif augmente le fait-noir)

Le phénomène de perte de visibilité nocturne suite à des perturbation lumineuses est à peu près similaire à celui qui concerne l'ensemble des perceptions: du bruit pas longtemps à répétition fait l'effet du bruit tout le temps en continu et assourdi la population (sur le plan psychique) .

Phénomène de réplétion après un cumul.

texte écrit par Jean Thevenet,