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LES CHINOIS ONT TOUSSÉ!

APRÈS LA "GUERRE", après "l'apocalyse now à l'heure du déjeuner" CE FUT UN RETOUR À LA NORMALE!!!

INTERDICTION DU TOURISME AÉRIEN DANS LES "CIRQUES, PITONS ET REMPARTS"!

Par peur de propager un virus...

Est t-il NORMAL de demander cela EN TEMPS NORMAL?

On ne souhaite dans cette "demande" détruire "l'économie installée", mais  trouver un cadre pour qu'elle puisse s'exercer sans impacter LE QUOTIDIEN DES HABITANTS et les AUTRES TOURISTES et sans empêcher le reste.
L'impact négatif du bruit, la destruction de la nature, est ici un désastre, pas seulement écologique mais aussi économique: la présence durant des années de nuisance sonore systématique dans la nature a chassé, de loin et depuis longtemps la clientèle du Parc National et toute forme de tourisme s'appuyant sur le ressourcement et le calme, remplacés par les manifestation festives, bruyante et le défouloir. Ne restent que les gens que ça ne gêne pas, les façon festives et bruyantes d'occuper les lieux comme si c'était un parc de loisir urbain, qui détruisent encore plus les lieux et rendent le tourisme ravageur..

Ce qui n'est PAS ADMISSIBLE est d'imposer une nuisance sonore systématique, jour sur jour, sans autre possibilité que de s'enfermer chez soi et de se priver de l'accès à la nature pour s'en soustraire.
Vous n'aimez pas le bruit? quittez la Réunion "c'est la culture locale" ici.

Définir des ZONES et DES HORAIRES semblent la seule solution... quitte à sacrifier un coin de nature pour sauver "le reste". Sinon, DÉBROUILLEZ VOUS pour arrêter de faire du bousin dans les zones habitées... Merde, enfin!!!

Un simple virus made-in-china (la grippe-espagnole aussi était made-in-china) et le miracle s'est produit... "Cilaos lè trankil", le miracle était simplement que le tourisme aérien soit INTERDIT avec le reste.... Ça faisait plus d'une décennie que on n'avait jamais connu une matinée calme par beau temps.
 
Mais des le déconfinement la liberté de voler n'importe où n'importe quand a ouvert les lieux à la reconquête aérienne: au jour 1 vers 8h un hélico extrêmement bruyant, puis au jour 2 une pétoire en pleine après midi
une fois le pied coincé dans la porte, on entre et déverse tout ce qu'on peut: on multiplie par 10, par 100... sans limite, comme on l'a vu... constat, les analyses temps fréquence....
En 15 jours déjà le pli est repris AVANT MÊME que les touristes reviennent: déjà le retour de ces hélicoptères "militaires" (les H130) plusieurs fois par heure, ULM et avion n'importe quand, assez (plus de 6 fois en 2 heures), pour que les gens se ferment de nouveau à l'écoute de la nature et qu'on n'entende plus les oiseaux endémiques en matinée, voir jusqu'à 15 heures. Ces vols de loisir se distinguent des vols utilitaire par des nuisances soit plus fortes, soient plus étendues et plus longues.
Faute de touristes ça reste "modéré" mais la menace d'une multiplication par 5 à 10 dans les prochains mois rend ce retour des nuisances particulièrement difficile à accepter. Ce qui fait le plus de peine, c'est de voir ce que la nature commençait à reconstruire (entendre gazouiller des merles en matinée), de nouveau balayé sans ménagement.

Quand la nature fut préservée des survols touristiques, cela a été filmé, restera en témoignage, en référence de ce que pourrait être CILAOS au calme au lieu de CELA. Certes avec les rues plus animées, mais dans la nature, ça ne change rien à part la présence des marcheurs dans les chemins. Le déconfinement n'a pas maintenu le calme longtemps.

http://thevenet.jean.free.fr/rhume-chinois_chants-d-oiseaux.html

play list"CILAOS SANS HÉLICOPTÈRES" https://www.youtube.com/watch?v=nNTg1irRehY&list=PLiAGQEPkOhjjQhZjoh5XWlZBbKxy1gxha

CELA FUT POSSIBLE!

- La possibilité d'écouter les oiseaux dans la nature ou son jardin (et même mieux, en ville), mais avec le bémol d'une trace d'années de vacarme: les oiseaux boudent encore la matinée tellement elle fut indisponible "depuis toujours"

- LA CONFIANCE au calme installé: on pouvait se lancer dans une contemplation, une activité d'extérieur, une longue conversation, sans être dérangé au bout de quelques minutes par un bruit important. Pas besoin de se lever pour aller fermer les fenêtres, on pouvait même oublier de fermer sa fenêtre.

 Tout ça simplement par ce que fut stoppé le tourisme aérien.


- Avec le déconfinement, le tourisme aérien n'est pas reparti et on fait l'expérience d'une vie animée sans cette nuisance. On mesure que le bruit terrestre n'a pas du tout cet impact.
Ça reste encore calme, mais ce n'est pas pareil. Des aéronefs isolés, DE LOISIR ont montré toute la différence quand on vole pour s'amuser: nuisances prolongées, maximisées, sentiment d'agression...

Quelques passages, seulement sporadiques, en particulier celui là au second jour (
exemple), démontrent à quel point ce site vulnérable une fois ouvert sans protection aux caprices des compagnies aérienne de tourisme et aéronefs de loisir, et on voit déjà réaparaitre les petits avions et des ULM. Ça est encore normal (pas plus de survol qu'en métropole, car c'est juste des pilotes, en petit comité, mais dans un contexte de pression touristique, de sensibilité des lieux, et de concentration de presque tous les aéronefs sur un "spot", les nuisances seront vite importantes des lors que les touristes se jetteront dessus.

  la privation de la nature, et le tapage systématique subi lors du ballet aérien touristique ne devrait plus être le quotidien de la vie dans les cirques de la Réunion.

 
DÉJÀ quelques passages répétés en après midi, ou simplement unique mais prolongé, déjà les oiseaux qui cessent leur activité de chant une bonne partie du temps à cause de dérangements acoustiques, peut être plus encore par réactivation d'une habitude à qu'un aéronef soit suivi de 50 autres. Petit hélico robinson, ULM 3 axes, et autogires ont non seulement un impact important mais se caractérisent des hélicoptères "ordinaires" par une durée de présence double à quintuple par passage de 4 à 10mn parfois 20 minutes au lieu de 2.5 à 3mn.

IMAGINEZ QUE...

UN PARC NATIONAL ET SES AIRES D'ADHÉSIONS NE SOIENT PLUS UN DÉCOR POUR BAPTÈMES DE L'AIR, permettant "le ressenti de quiétude dans les cirques, pitons et remparts" comme marqué dans la charte: Un Parc National qui "vaut le voyage" pour qui va rechercher une nature PRÉSERVÉE...

Sans décision radicale, on a une "prédation", une logique "mi donne le pied zot pran le carro" (Je leur donne une plante, alors ils me prennent le terrain").
Préserver les lieux sensibles ne signifie pas pour autant que ce soit la fin des prestations aériennes d'ULM ou des Hélicoptères, mais la fin des nuisances touristiques dans les espaces où cela provoque trop d'impacts multiples

Ça veut dire que le tourisme aérien existerait encore, mais pas partout, et pas dans les cirques qui souffrent sinon le plus des bruit de survol (caisse de résonnance + lieux très silencieux + population impactée dans quotidien). Ça veut dire aussi que Le Parc National en serait un, même sur le plan touristique: mérite d'être visité, mais impose le respect.

POURQUOI N'EST T-IL PAS TROP DEMANDÉ L'INTERDICTION DU TOURISME AÉRIEN DANS LES CIRQUES

L'expérience de le TOLÉRER malgré la présence d'un Parc National inscrit à l'UNESCO... A ABOUTI À CELA:
un "PARC DE LOISIRS, GRANDEUR NATURE"... Une sorte de "foire" dans un beau paysage, avec un manège géant.
Le constat, les analyses temps fréquence,
des heures de perturbation quotidienne

PLUS JAMAIS ÇA!!!

 
1- LES CIRQUES sont des espaces habités et pourvu d'accès routier. Le cas de Mafate est à part, l'absence de route justifie l'hélico, mais desservir Mafate n'implique pas de polluer les autres cirques, les rotations d'hélico étant internes depuis la Rivière des Galets ou le Col des Boeufs,. Si on peut dire que Mafate s'est développé grâce aux hélicos (apport de matériel, ravitaillement, possibilité des habitants de profiter eux même de l'hélico comme moyen de transport), les mafatais n'ont rien à craindre si l'on arrête les déposes et les visites TOURISTIQUES de survol ou de dépose: tous les clients potentiels qui n'y mettent plus les pieds à cause de ça seront bien plus nombreux à revenir que ceux qu'on dépose: ils auront plus de touristes!

2
-
Ce sont des espaces visités dans une quête de ressourcement: Les visiteurs n'ont pas à subir ici ce qu'ils ont fuit, car souvent, on va à CILAOS (et les autres cirques et la nature en général) dans le besoin de trouver un endroit tranquille "qui évoque la vie protégée loin du bruit et fureur du monde moderne" (lu sur le site de la Mairie de CILAOS)


3-
Ce sont des espaces pourvu d'espaces naturels fragiles: des reliques de flore primaire avec des oiseaux endémiques.

Source communiqué de presse Parc National 27 mai 2020 à propos d'une session de mix. "Les sites labellisés parc national et classés au patrimoine mondial de l’UNESCO n’ont pas vocation à accueillir ce type de manifestation qui perturbe la quiétude du lieu. Les usagers qui s’y rendent recherchent le calme, la sérénité et le ressourcement."

4-
Ce sont des espaces sujets à la résonnance des remparts: le bruit d'un aéronef est multiplé par les échos, et la durée est augmenté. L'effet Doopler entraine aussi une dispersion des fréquence et augmente l'effet de masque (les fréquences des échos sont différentes, ce qui contribue à une occultation acoustique plus importante)

5-
Ce sont des espaces où la faiblesse du niveau sonore de la musique de la nature est t-elle que un bruit de moteur éloigné suffit pour le couvrir conduisant à multiplier l'effet de contraste bruit/ambiance! (émergence acoustique toujours énorme de la nuisance)
 

Autant de raisons valables d'interdire ici ces loisirs motorisés bruyants...

LE "PARC NATIONAL tolère" la pire nuisance qui soit: Le tourisme motorisé AÉRIEN au quotidien des heures durant ... "qui perturbe la quiétude du lieu. Les usagers qui s’y rendent recherchent le calme, la sérénité et le ressourcement"... autrement plus (au quotidien et de partout) qu'une séance de DJ-mix au volcan pour laquelle a été écrit ce texte cité en vert dans un communiqué de presse. Une session de DJ-MIX n'est certes pas à tolérer non plus, mais c'est tellement rien à coté d'années de vacarme généralisé au quotidien que cette communication en devient ridicule ou "hypocrite"!!!!

Réagir à une sesssion de DJ-mix qui se tient localement et ne pas "pouvoir" réagir à une nuisance qui est des centaines de fois plus au quotidien et de partout depuis des années et qui est annoncée augmenter encore est simplement... révélateur de  la situation de défaillance du Parc dans sa fonction première.


L'argument du Parc National pour tolérer le tourisme aérien est  "D’autres types d’activités sont autorisées ou tolérées pour favoriser le développement économique et touristique : élevage, survol d’hélicoptères, tournages vidéos... Elles sont toutes soumises à autorisation et strictement encadrées.
"Strictement encadrée"... voyez les spectrogramme et ce qui en ressort...

 Quand la charte de l'Unesco précise entre autres "préserver le bien inscrit des effets négatifs des activités économiques" que le Parc National se doit de "Préserver le ressenti de quiétude dans les cirques pitons et remparts", ça affiche une communication qui ne ne colle pas à la réalité: une activité économique détruit la quiétude des lieux!

survol d’hélicoptères spectrogrammes

Ensuite, qu'en est t-il du préjudice global des dégâts et la perte de quiétude en tolérant la NUISANCE SONORE NUMÉRO 1 des espaces naturels sensibles, en tolérant des bruits de moteurs qui écrasent de plusieurs dizaines de dB tout le paysage forestier représenté ici en vert... On ne peut pas faire pire en matière de soumission que de tolérer les plus grandes nuisances pour des "raisons économiques"... Un Parc National inscrit à l'Unesco, c'est pour précisément fait pour ÉVITER CELA MÊME. Et sur le plan économique, l'apport positif qu'on peut espérer de bénéficier d'un Parc National dépend précisément de la QUIÉTUDE qu'apporte la protection contre ces nuisances, bien évidement annulé à distance sur le constat que l'intérieur de l'île n'est plus qu'un parc de loisir servant de terrain d'aviation.
Il y a fraude, dans les faits, car on se sert toutefois de la notoriété des labels "Parc National" et "Unesco", pour appâter les touristes et les déresponsabiliser (entre autres formes de tourisme) de visiter les lieux au moyen d'aéronefs (qui seraient interdit en Vanoise par exemple), d'ou un effet inverse de destruction de la quéitude des lieux par la séduction d'un public qui ne les respecte pas mais s'en sert... comme d'un simple parc de loisir défouloir et parc d'attraction pourvu de manèges et non comme un lieu de ressourcement à un point tel qu'on nous répond "ça n'est pas un préjudice, car ça ne gêne pas les touristes".



Le chakouat est l'exemple même d'oiseau tributaire des espaces naturels sensibles.

http://www.cg974.fr/index.php/ENS/

On ne voit et entend cet oiseau que dans les lieux forestiers qui sont calmes, préservés, silencieux...

Sa population accuse un trou d'air remarquable.


Un rapport avec la perte de quiétude des lieux?
Le chakouat est un oiseau qui semble très affecté par l'abscence de calme.

Dans les années 1990 le chakouat était un oiseau très commun sur la montée du Col du Taïbit, Cap-bouteille, Bois Rouge, ilet dijoux... C'est en ces lieux que sa diminution de présence est la plus spectaculairement corrélée à la pollution sonore.

ATTENTION la pollution sonore est impactante non pas sur le paramètre de la seule intensité, mais de la présence prolongé d'un bruit qui même faible en niveau sonore, réduit la possibilité de scruter le paysage sonore pour entendre des choses à peine audible de loin. Ces oiseaux guettent les signaux sonores faibles de leur poussin, congénères, de loin. Un peu de polution sonore tel un ULM a 2km ou la rumeur de la ville sur un versant tourné coté-bruit réduit de façon considérable, d'un facteur 10 à 100 la SURFACE de nature couverte par leur chants.

 En un rien de temps (vers 1998), il était devenu difficile à écouter aparès la survenue brutale du tourisme aérien, des batons de marche (bruit d'impact portant à plusieurs centaines de mètre) et du canyonning, tandis que les merles-maurices étaient déjà partout. On avait eu cette décennie l'explosion des nuisances du tourisme aérien qui valaient celle de 2018 avec jusqu'à 80 survols par jour (avec moins d'aéronefs mais des allers retours, des déposes + reprise à CILAOS et beaucoup d'avions à la place des ULM, dont un push-pull extrêmement bruyant), couplée à une intrusivité nouvelle du tourisme.

La nature semblait se rééquilibrer vers 2004- 2007 grace à la crise touristique du chikunguya, et le même phénomène reccomence, en pire depuis 2015. La crise du Corona Virus a été de trop courte durée, déjà en mai 2020 les nuisances sonores de survols en après midi cassent l'ambiance.

- ce n'est pas les espèces invasives (les populations baissent pareillement dans des secteurs déjà conquis)
- ce n'est pas les pesticides (leur utilisation est plutôt en baisse)..
- ce n'est pas les rats et les chats, au contraire, on a piégé, réduit ou maintenu cette pression

Alors quoi?

Àu tourisme aérien de plus en plus "n'importe quand n'importe où" et "même en après midi" s'ajoute une agression nouvellement intrusive de la nature: les touristes dont
- un pourcentage envoient des drones près des falaises, remparts ou au dessus de forêts primaires,
- ayant un comportement agressif induit par une ambiance bruyante (parlent fort, crient, font des activités plus impactante car simplement marcher et contempler n'est plus possible avec 1 aéronefs toutes les 6 minutes au dessus)
- des touristes "surtout là où il ne faudrait pas" du fait de la divulgation d'accès aux lieux secrets non prévus pour les acceuillir, par les réseaux sociaux.


"visites TOURISTIQUES": ATTENTION au pied de la lettre: on serait capable de dire que ce n'est pas du tourisme ni du loisir pour se le permettre... On a déjà vu les ULM franchir la limite de distance de 40km en n'embarquant non pas des "touristes", mais des "élèves-pilotes" !!! Et pourquoi pas pour soigner la coqueluche?!

Les spectrogrammes cumulés démontrent bien que le bruit aérien est... le plus fort, on ne voit même que ça (Et ce n'est même pas dans les forêts les plus silencieuses mais dans une zone habitée, un peu à l'écart de la rue principale, mais très densément peuplée, maison contre maison).

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32 hélicos en 4h




TOURISME AÉRIEN. LES SOLUTIONS?


INTERDIRE LES CIRQUES et zones de même caratéristiques, EN PRÉVOYANT UN EXUTOIRE Pour cette activité, LÀ OÙ ÇA NE DÉRANGE PERSONNE DANS LA VIE QUOTIDIENNE sous réserve de ne pas massacrer trop de la nature in-habitée.

RÉSUMÉ

ZONE 1: TOURISME AÉRIEN INTERDIT
LES CIRQUES. car ils sont habités, la nature alentour est un cadre de vie quotidien, le bruit dégrade la qualité des visites touristiques sur place, l'impact sur les endémiques dans les poches de silence est maximisé par l'effet de résonnance...

ZONE 2 TOURISME AÉRIEN ALTERNÉ AVEC TOURISME À TERRE
Dans des zones non habités et où l'espace naturel n'est pas un lieu de pratique de ressourcement au quotidien: là où la nuisance n'impacte que d'autres touristes, là où on peut enviseager d'alterner les horaires pour que la nuisance ne rencontre pas les touristes à terre... questionnement: on sacrifie quoi comme nature à cette "ZONE 2"


ZONE 3 LIEU SACRIFIÉ TOTALEMENT AU TOURISME AÉRIEN
Lieux inacessibles tels le trou de fer ou le volcan en éruption, sous réserve que la trajectoire d'accès n'empiète pas sur un espace de vie.
+ ULM visites du portour de l'île partout où le niveau sonore naturel, combiné à l'absence de résonnance, à l'air dense, permet de ne pas les entendre, même en prêtant l'oreille dans la nature avoisinante (prise en considération de l'émergence acoustique et la propagation du son)


SI LE TOURISME REVIENT SANS CHANGER, ÇA SERA "COMME AVANT" dans l'après Corona, même avec bien moins de touristes.

Le tourisme aérien sans contrainte signifie qu'à tout moment, avion, ULM ou hélico peut venir dominer le paysage pendant plusieurs minutes, et même le dixième de la fréquentation "d'avant" suffit largement pour casser l'ambiance à tout moment des lors qu'une météo dégagé le permet, et même peu de touristes peuvent faire se multiplier des aéronefs, surtout si c'est transportant qu'un ou deux à la fois au point que ça peut devenir insupportable à cause de survols prolongés et répétés: 1 seul touriste = 1 ULM = 10 minutes de dérangement: 10 touristes et la journée est foutue dans les lieux calmes qu'ils visitent..

Sans protection des lieux, Le tourisme aérien continuera à prédater systématiquement "le beau temps", continuera à "bouffer tout le bon" en s'imposant comme bruit dominant tout l'espace naturel. La possibilité que ça reccomence restera automatiquement associé à un temps dégagé, et persiste encore par temps couvert par passages d'aéronefs entre les nuages, au dessous ou au dessus...

BILAN NÉGATIF

C'est facile de nier de l'inchiffrable, d'autant plus qu'après 30 ans de tourisme aérien on est dans une logique "on perd rien, il n'y a plus rien à détruire". On a perdu toutefois l'opportunité de faire venir les clients potentiels du Parc National, avant même qu'ils mettent le pieds sur l'île: ce ne sont pas forcément des "sacs à dos porté par des radins". Cette clientèle est de plus en plus relativement aisée, avec un niveau culturel (trop?) élevé... Oui: trop élévée au point qu'ils ne mordent pas à la publicité qui "vend" l'île (plutôt: ils fuient à cause de cette pub). Justement ceux là qu'on a perdu: ils se renseignent avant de venir!!!

 On aussi perdu partiellement le service des oiseaux pour maintenir en état les forêts qui sont plus vite malades, envahies de plantes étrangères, et bien moins belles qu'elle le seraient avec leur oiseaux en nombre et on a perdu la vérité de la phrase "CILAOS lè trankil"...

Le cirque de CILAOS est une caisse de résonnance et les lieux les plus survolés, sont précisément des forêts d'éboulis ou de rempart qui combinent à la fois les effets de la résonnance, la proximité des trajectoires de survols, la concentration des survols en tant que "cible privilégiée" (en particulier la crête des Salazes et les flans du Piton Des Neiges). Le silence naturel faisant ressortir trop fortement un ULM à 2km, un drone à 200m.
Peu ou beaucoup de bruit = c'est foutu: c'est le temps que ça dure et les horaires quand ça peut se reproduire le problème.

DÉSOLÉ: l'avion ou l'hélico électrique n'y comptez pas: c'est la voilure tournante la source principale des vibrations... la soucoupe volante (aérodyne MHD) n'est pas encore à notre portée. Planeur et ballon captif, parapentes sont une solution d'élite pour voir les lieux du ciel, si cela est si indispensable.