index
.
Le paysage acoustique de la Réunion.
Un patrimoine actuellement sacrifié par le tourisme aérien.


 Hors la SEULE NUISANCE SONORE des Aéronefs de LOISIR (les aéronefs d'urgences étant rare), et en dehors des zones urbaines, les paysages naturels de la Réunion sont extrêmement calmes.

Un silence RECORD en zone forestière loin des lignes de transports aériens de haute altitude (les avions de ligne: niveau de bruit au sol 40dB). L'insularité explique que les forêts soient très silencieuses par rapport à des forêts tropicales des continents: peu de faune bruyante, peu de concurence: les oiseaux chantent faiblement: un niveau de bruit comparable à celui qui règne dans un studio d'enregistrement qui laisse émerger des sons d'une faiblesse peu commune.
 Les forêts de la Réunion sont un temple de calme par rapport aux forêts remplies de bêtes qui hurlent..


Illustrations pour le texte qui suit.
oiseau juste à coté: à peine audible
l'arrivée des hélicoptères de tourisme: la nuisance sonore qu'on impose dans ces lieux...


À PROPOS DE L'ÉMERGENCE ACOUSTIQUE.

cibles (mots clefs de sujets un peu plus développés)
gazouillis
Chants des oiseaux extrêmement faible, peu de chance que cet aspect du paysage survive à la pollution sonore si on éradique ainsi le calme des zones naturelles.

conversation humaine
À grande distance dans le silence ambiant, on conversait à plus de 100m d'un carré à l'autre avant la généralisation du tourisme aérien.

Dans les cirques
Ce n'est pas qu'une question d'altitude: les cirques se comportent comme un espace fermé, comme une caisse de résonnance et plusieurs milieus sont impactés simultanément: les zones naturelles, les zones touristiques en espace naturel, les habitants...

Le bruit de Cilaos-ville
Remonte le niveau de bruit sur les pentes qui donnent sur la ville, cette rumeur reste localisées aux pentes versants sur Cilaos-centre-bourg

Tap Cal
Zone de silence 25dB

Roche Merveilleuse
Zone de silence 35dB (bruit ressortants: cascades assez proches, route de Bras Sec avec quads, motos, et voitures qui font la pousse)

rempart Kervegen
Zone atteinte par le bruit urbain global, 40 à 45dB

Mare à Kelval
Le lieu le plus silencieux de la Réunion, isolé des cascades et ne versant pas sur une ville, mais où possédant un lance roquette, on pourrait facilement... s'en servir!

Merle Maurice
Il semble envahir les lieux atteint par les fortes nuisances sonores: les zones urbanisées, mais aussi celles où le bruit des hélicoptère dépasse 65dB plusieures heure par jour. Des zones seulement concernés par le bruit des hélicoptères il était absent avant 1995, entre 2000 et 2009, présent entre 1995-1999, dans le nords ouest du Cirque de Cilaos.

merle péi
Il a perdu de la richesse de son chant de mime à grande distance, le contexte actuel ne laisse plus le temps à cet oiseaux de mimer des heures durant un autre oiseau éloigné de plusieurs centaines de mètre (phénomène jadis fréquent entre Bonnet Carré et Ravine Ferrière, entre Bois Rouge et le rempart en Face).

facteurs aggravants
- Cirque avec remparts qui résonnent, impact simultané sur habitants et nature, pas de frontière pour les ondes sonores générée en dehors du Parc National...

La Réunion île d'Émotion
Ce slogan correspondait à une valeur que le bruit a détruit dans le paysage: le tourisme actuel colle plutôt au slogan des années 2000 "La Réunion île intense" (que l'IRT a repris vu l'inconvenance de "île d'émotion"). On pourrait même reprendre celui le slogan des années 1990 "La Réunion, île à grand spectacle". On va dans la nature se gâver de sensationel mais question s'émouvoir et pleurer de bonheur, il ya plutôt de quoi pleurer de bonne heure vu le désordre de grand matin et avec une grande envie de posséder un lance roquette, particulièrement à la Mare à Kelval où des gens tout à fait convenables se sont surpris à avoir des idées folles de violence.


Texte développés.

Les gazouillis (chants réels) d'oiseaux sont rares et extrêmement faible: le chant du zostérop burbonicus à 5m seulement ( oiseau juste à coté: à peine audible. visible juste sur une branche d'un arbre qui nous surplombe) est au même niveau sonore que le chant d'une rouserolle éfarvate de pays tempéré à 100m ou qu'une fauvette à 300m. Cet exemple sonore correspond à ce qu'on entend avec une audition moyenne, correspondant à un bon niveau de qualité d'audio de smartphone (un A52017). Pour faire une prise de son de qualité satisfaisante avec des oiseaux aussi flegmards, il faut amplifier: micro-parabole, et microphone de studio, matériel qui dépasse l'audition humaine et magnifie le résultat par rapport à ce qu'on observe simplement.

Une conversation humaine est en ces lieux reste perceptible avec une bonne audition à 300m et il était même courant en zone habitée (Ilet à Corde, La plateforme, Toute autre zone agricole) de converser courrement d'un carré à l'autre, parfois discuter entre deux personnes à plus de 100m
Dans cette ambiance sonore, la seule source de vibrations sont les éboulements et les orages: les vibrations de très basses fréquences étaient le déclancheur des chants de batraciens. Les grenouilles exposés à des sons graves à répétition chantent comme les coqs exposés à l'éclairage urbain: moins longtemps, plus souvent, et moins ensemble: cela peut influer sur leur santé (on a mentionné que les batraciens exposés à la pollution sonore avec un sac vocal plus ou moins décoloré).
Les chauves souris (la Chapelle) sortent en plein jours avec les vibrations. Au début de la mise en service des hélicoptères de type EC130B4 qui font plus de vibrations que les autres, ces chauves souries sortaient de la chapelle en plein jours lors de certains survols de Corail-hélicoptère.

Dans les cirques, la protection du vent rend le calme plus profond encore, d'où émerge de 3 à 20dB selon la saison et les lieux le murmure des cascades qui ne contient des vibrations qu'après les grosses pluies.

Le bruit des zones habités remonte plus ou moins loin mais épargne les forêts primaires: les vibrations de la zone urbanisée du port remontent jusque dans la vallée d'accès à Mafate, et sont audibles du chemin de la canalisation des orangers des qu'on est dans l'axe d'où on voit le port: c'est un rumble continu caractéristique qui semble peu impactant et pourrait être similaire à une énorme chute d'eau. Plus près de la mer on a des lourdes vibrations de la houle, mais avec une "trame" particulière qui n'existe pas avec les sons artificiels.

Le bruit de Cilaos-ville remonte le niveau sonore à 40dB sur les pentes versant du coté de la ville depuis Bonnet Carré à la Roche Merveilleuse: un ensemble de bruit de moteur de voitures qui tournent en rond, de coupes fils, de camions de vente de glaces avec de la musique de gamin, des chiens qui hurlent et des boum boum de sonos...

Plus loin, le bruit se perd par courbure vers le haut des ondes sonores du au gradient de température et absorption des ondes à faible angle d'incidence/sol.

La forêt de Tap Cal, la plaine des Fraises, Le Parc à Boeuf, le plateau du Petit Matarum, La mare à Montfleury... sont des espaces de silence (moins de 30dB).

La forêt de la Roche Merveilleuse autour du sentier botanique est plus ou moins perturbée par le bruit de la route de Bras Sec, mais, à l'exception de grosses motos ou quads, on est à un niveau inférieur à 35dB.

La vitesse des véhicules n'est pas assez élevée pour que le bruit de roulement habituel aux routes se manifeste, sauf sur la ligne droite de la forêt de la Mare à Joseph où la gendarmerie veille parfois pour donner des topics.

le rempart kervegen qui surplombe totalement le village de bras sec: le travail motorisé, les sonos et les hurlement de chiens concerne la totalité de la montée du sentier Kervegen et une partie de la montée vers le plateau du Petit Matarum.

On peut considérer comme "urbanisée acoustiquement", la pente envahie de Troène qui se trouve entre la Roche Merveilleuse et Cilaos Ville, domaine où règne le Merle Maurice mais où débordent encore des oiseaux endémiques: ces lieux peuvent subir des agressions sonores au point de faire fuir les touristes, ce qui s'est produit pour le GOLF-PRO-AM du 15 décembre 2017 (niveau sonore de la musique comparable à une sonorisation d'intérieur de grande surface, musique techno), un phénomène comparable à la descente sur Hell bourg lors des fêtes commerciales. Hors de ces agressions sonores, c'est le rumble de la ville: niveau de bruit de l'ordre de 40 à 45dB.

Dans tous les lieux calmes où d'une part il n'y a pas de nuisances sonore prolongée et où le niveau de bruit descend durablement en dessous de 35dB, le Merle Maurice n'est effectivement pas présent en dehors de tentatives de prospection isolée: cet oiseau est, comme le Martin, confiné aux zones urbanisés ou artificialisées et se fait virer à coup de pompes dans le Q par les oiseaux forestiers. Cependant, depuis que l'invasion temporelle du au tourisme aérien a dépassé 4h, cet oiseau reste et s'installe dans des secteurs inédits, cela a été observé non scientifiquement vers 1996: présence du merle maurice dans toutes les forêts primaires du Nord Ouest de Cilaos au dessus de la route d'Ilet À Corde et au Parc à Boeuf Roche Merveilleuse, absence durant la décennie 1999 2009 et nouvellement présente après 2010. Ces lieux sont silencieux (bruit naturel 25-35dB, parfois 45 en cas de surplomb de ville ou de cascade) si il n'y a pas les concerts d'avions et hélico et il semblerait qu'un cumul temporel, même à niveau acoustique faible en absolu (bruit des aéronefs vers 55 à 65dB) favorise apparement l'installation du Merle Maurice par avantage concurenciel dans la communication à distance.

Dans les forêts à l'aspect primaire dominent en présence de calme prolongé le chant du merle péi, qui fait des longs phrasé très complexes quasi identique à un autre oiseau éloigné qu'il tente de mimer (observation devenu exceptionelle dans le contexte moderne, les dérangements d'aéronefs en après midi ne laissant plus le temps aux oiseaux de construire ce "jeux de mime"), des oiseaux lunettes (zostérop olivatus) qui gazouillent, des chakouat, qui gazouillent, et parfois se mettent en bande pour chasser un merle-maurice en prospection, des tec tec qui gazouillent, et en dernier vu la faiblesse du chant, le z'oiseau blanc (zostérop burbinocus) qui gazouille.
Cette ambiance étant rythmé par les cris régulier du Papangue surtout le matin (ils communiquent en effet de loin par leur cris et volent surtout le matin après 9h pour exploiter les ascendances naissante),

On entend aussi des cris de tec tec fort (surtout en après midi et sur le soir), et les cris de contact des autres oiseaux (où sur ce critère est le plus présent le z'oiseau blanc), avec en fond sonore le son d'un grillon "des bois" de type némobius, très faible (même niveaux sonore qu'un moustique dans une pièce, grillon probablement introduit car pas présent avant l'an 2000).

Dans les lieux urbanisés où les bruits faibles portent peu, on entend le merle péi, les chakouat, les z'oiseaux blanc, mais pas leur chants: ils s'expriment seulement dans des cris de contact, sinon pour le merle des chants simplifiés, plus fort, plus simples qui portent encore à près de 300m dans une zone bruyante (typiquement plateau des chênes à Roche Merveilleuse).
Pour les chakouat des sons peu musicaux et un chant simple bouclé, les oiseaux blanc haussent la voie pour leur prospection dans les jardins et crient comme des écorchés tristes, mais ne GAZOUILLENT PAS (ou bien ce gazouilli n'est pas plus audible que le fredonnement d'un voisin dans une rue passante).

La rareté de possibilité d'audition des gazouillis laisse croire, même aux locaux, que ces oiseaux ne "chantent" que par bribes courtes et peu mélodieuse, par ce qu'on n'entend tout simplement pas leur gazouilli et le contexte moderne d'invasion sonore fréquente, voir répétée à quelques minutes d'intervalle d'aéronefs de loisir urbanise l'ensemble des zones naturelles rend l'expérience d'audition des gazouillis encore plus rare, si encore la sensibilité de l'oreille généralement émoussée permet cette expérience: souvent ces sons faibles sont au dessous du seuil de l'audition des jeunes de l'époque moderne, époque curieuse où les viellards de plus de 70 ans sont moins dur d'oreille que les jeunes de 30 ans!!!

C'est dans ce contexte d'endémisme (oiseaux unique au monde ici et pas ailleurs), associé à un calme execptionnel qu'on a pourtant "inversé" la logique du bruit de fond des aéronefs: c'est dans les endroits les plus calmes et les plus naturels qu'on peut y faire le plus de bruit: c'est en effet précisément dans les parc naturels et les réserves naturelles qu'on a le droit de voler à 1000pieds/sol contre 1700 pieds au dessus des villages de plus de 1200m de long, et 3300 pieds au dessus des agglomérations de plus de 3600m de large.

Les cirques sont encore "à part": ils cumulent tous les facteurs aggravants: le bruit d'un passage d'aéronef plus haut car au dessus d'une ville n'en résonne pas moins que si il volait bas, le bruit se propage et rebondi sur les remparts et voler en dehors des limites du Parc National n'a pas de sens si le son envahi toute la caisse de résonnance où se trouve des zones naturelles, les turbulences de relief augmente le bruit des aéronefs, et ces lieux sont la cible privilégié des survols aérien: on y concentre les survols courts et les baptèmes de l'air en priorité, on y passe systématiquement ou presque pour visiter ça et le reste lors d'une visite globale, et du coup, on arrive à des taux de survol proche de 10.000 survols/an avec beaucoup de manoeuvres impliquant un aller-retour plus un virage (ce qui multiplie le bruit et la durée).

Du fait de cette réglementation à l'envers, on évite de faire du bruit là où le niveau sonore de fond est le plus élevé, mais on peut en faire un maximum là où le calme était exeptionnel, ce qui n'est soit disant pas si grave pour les humains par "ce que ça ne gêne personne": on a ignoré l'attrait de l'authenticité de ces zones naturelles, ignoré la présence humaine dans le Parc National autant visité que celui de la Vanoise, ignoré que les oiseaux ne gazouillent pas inutilement et que perturber leurs comportement en réduisant la portée de leur chant a probablement des répercussions qui dépassent la notion de seul paysage acoustique. Le chant des oiseaux n'est pas un décorrs inutile mais une FONCTION de l'écosystème.

On a ignoré aussi qu'un public puisait dans ce silence exceptionel une spiritualité, un contact "avec le divin" (émotions), on a bien compris cette recherche quand on a essayé à l'IRT le slogan "La Réunion île d'Émotion" avant de constater que ne marchait pas dans ce contexte, pour réutiliser l'ancien "La Réunion: île intense" qui induit un "tourisme d'éclate" particulièrement agressif: on a chassé des lieux tout un public qui était sensible à la tranquilité, remplacé par un autre public focalisé sur la géographie et la beauté du paysage visuel, et la consommation de services touristique mais peu soucieuse de la botanique, de l'acoustique, de l'ambiance des lieux, venue pour se divertir ou voir du spectacle plutôt que pour se ressourcer, pour un peu on pourrait reprendre le slogan des années 90 "l'île à grand spectacle" et ajouter de la musique forte, façon youtube, en quatre cas: du caca...

Dans les lieux de villégiature tel CILAOS, on a maintenant toutes les raisons de ne plus faire attention au bruit quand tout est ébranlé par l'arrivée des hélicoptères.

Mare à Kelval: le lieu d'agression maximale par le tourisme aérien. C'est dans le cirque de Mafate juste derrière la crête des Salazes: ce lieu était l'un des plus silencieux de toute l'ile, adossé à un rempart jadis très fréquentés des papanges, avec une petite mare particulièrement apaisante et du bétail. Ce lieu est devenu un lieu en guerre, d'où surgissent brutalement des hélicoptères conduits comme au combat pour les sensations et volant tout à la fois à grande vitesse et en virage, déboulant en frôlant les 3 salazes ou ressortant de Cilaos à 50m des crêtes et surgissant brutalement au dessus du rempart: ça se reproduit des dizaines de fois, et seulement à quelques minutes d'intervalle, toute une matinée: on alterne un silence extrême et un bruit violent. Ce lieu est devenu dangereux: même des personnes normales, équilibrées mentalement et pas particulièrement sensibles peuvent en pêter les plombs et devenir violentes. Faire bien attention à ne pas emmener sur ces lieux des personnes psychologiquement fragiles.

Le calme laissé entre les passages des hélicos est si profond qu'il paraît avec la surdité physiologique installée de la plupart des humains "angoissant, silence de mort"... À un point tel que ce silence angoissant est mal vécu: il faudrait encore plus "d'animation"... Rajoutez nous encore des hélicos, sinon "c'est trop triste": "les hélicos, ça fait l'animation"...




MESURES acoustiques révélant l'impact, la durée cumulée... 
SPECTROGRAMMES
et EXEMPLES



,