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La conclusion est simple:

Alors qu'on laisse croire que la possibilité de survoler les lieux valorise l'île de la Réunion, ça a fait du cirque de CILAOS (et des espaces naturels sensibles) une zone bruyante "bordélique et anarchique", un véritable "parc de loisir, grandeur nature", où on ne peut même pas éprouver l'authenticité des lieux. On y ressent de plus en plus une "prédation touristique" tant qu'il y fait beau!

On ne dispose plus d'une tranquilité propice (quiétude suffisante) pour profiter des lieux, généralement entre 6h30 et 11h45 se succèdent plusieurs aéronefs par heure, voir plus d'une dizaine à l'heure. Ce n'est même plus la peine de tenter de trouver un peu de calme en forêt dans la matinée.
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Le problème de la musicalité du carillon avec ce fond sonore ne se pose plus, il est en panne, et l'église ne sonne même plus l'heure à cette heure. (et encore moins à 7h00)
Et comme les touristes logent dans les bas et ne se lèvent pas de bonne heure, le temps de venir, ils découvrent un Cilaos sans bruit de ces hélicos mais rarement sous le soleil: circulez, ya rien à voir...
autres départs de réflexion.
853 euros/an par habitant: c'est le coût des nuisances sonores...
Une situation illégale dans des espaces naturels sensibles... (qui officiellement ne l'est pas suite à des nombreuses dérogations locales au service d'une activité économique installée... certes, mais qui s'épanche au point de nuire à l'intérieur de l'île...)


Merci aux 3000 personnes environ, avec qui le débat sur cette question a été mené dans les sentiers, de 2014 à fin 2016.

Cette population de 3000 personnes environ étant des randonneurs qui ont été exposés à cette nuisance au moins une fois et au moins plusieures heures d'affilée.

Des réactions plutôt surprenantes laissent conclure que rien ne changera.
Étant donné que si le bruit dans la nature est gênant, c'est tout simplement insupportable de se trouver sur les lieux et donc on est pas même pas là pour en parler.
 
oui: une partie de la population touristique N'EST PLUS LÀ et il s'agit probablement de ces 200.000 clients/an que le Parc National + Unesco devaient logiquement apporter d'après des études de marché en 2007, mais qui ne sont pas venus puisque la promesse de quiétude dans les cirques, pitons et remparts n'a pas été concrétisée. Ce qui aurait pu faire venir ces gens, c'est d'y trouver un respect de la nature sans bruits de moteurs similaire à celui du Parc National De La Vanoise qui fait un nombre d'entrée par an similaire à celui du Parc National de la Réunion (autour de 400.000).

Pour les autres "que ça dérange", il faut se "faire une raison", et abondent alors les arguments puisés dans la propagande pour la santé de l'économie: pour ceux qui séjournent ou passent seulement, ça reste occasionnel, donc c'est au plus juste un peu chiant et "casse l'ambiance", et encore, pour ceux qui viennent tôt le matin et on le temps de le constater, pour les autres, qui y habitent, "on a fait l'habitude", ils sont sourds, ne s'en rendent même plus compte.

De manière générale, "pas de problème" par ce qu'on se dit que c'est normal, que c'est comme ça... etc... On affirme même que cela "valorise l'île".
Même des journalistes découvrant les enregistrements mis en lignes ici de matinées enregistrées trouvent que ce n'est pas parlant (c'est pas un bruit fort, spectaculaire, mais juste un bruit urbain comme chez la plupart des gens qui habitent près des villes: on ne comprend (sauf dans certains articles de journeaux encore rare) pas le contexte de son installation dans des espaces qui étaient des temples, des zones de calme avec une faune et une flore construite loin du bruit de toute sorte de moteurs)

On peut donc très bien faire une enquête pour prouver que cela ne dérange personne, et ce, particulièrement quand le bruit est intense, continuel, et systématique car on ne rencontre en effet sur les lieux que des gens qui s'en foutent du bruit: il n'y a plus personne d'autre...

 


Et... ça ne fait que commencer: on prévoit en effet d'installer des hélistations dans les hauts dans le cadre d'une "mutation pour intensifier le trafic"
...
. "Il s’agit d’offrir des circuits touristiques, accessibles, segmentés, qui permettront de visiter l’île plus facilement, plus rapidement, plus intensément !
Ce type de produit est de nature à favoriser la création des offres d’hébergement, de restauration, de services touristiques qui sont – les seuls – vecteurs d’emploi et de croissance."
On ne conçoit plus que les touristes visés (ceux qui apporteraient la RICHESSE) puissent aller aux gîtes, restaurants, et sites touristiques par des moyens de transports classiques.
Ainsi  La tranche horaire 6h 12h est "confisquée".
En rouge, le moment où le bruit vous suivra des lors que vous vous trouvez dehors, où que vous soyez.
0===1====2
====3====4====5====6====7====8====9===10===11===12===13===14===15===16===17===18===19===20===21===22===22===24h
c'est le bilan de 3 mois de constats objectifs, de mesures.


Le bruit n'est pas une petite nuisance: le préjudice causé coûte en moyenne 853 euros/an par habitant en FRANCE.
le bruit coûterait 57 milliards d’euros par an à la société, selon une étude sur le coût social du bruit en France, commandée par l’ADEME (agence de l’environnement) et le Conseil National du Bruit (CNB), présentée ce 14 juin 2016 dans les locaux de l’Assemblée nationale. Christophe Bouillon, président du CNB, répondait ce même jour aux questions de Michel Cymes et Marina Carrère d’Encausse sur France 5...

En plus de faire des dégâts dans la "nature"..


Garder le tourisme aérien ==> solutions?

Dans un cadre inscrit à l'UNECO, qui est l'aire d'adhésion et même le Parc National..

- On aurait du d'or et déjà considérer les urgences (augmentation de nuisance du à l'usage en montagne des "B4", cadre horaire délité..)

- On peut craindre de plus en plus des dérangements survenant de nouveau en après midi pour autre chose que une intervention de gendarmerie ou autre urgence: d'événementiel, le passage d'hélicoptère devient en effet fréquent, si ce n'est pas "systématique", l'après midi quand c'est plus crucial encore, puisque dernier moment quand en profiter avec incertitude quant à la météo. Mais qu'il fasse beau et le soleil persistant en forêt = possibilité, donc crainte, que ça reccomence.

En particulier il ya eu en automne austral 2017, et en pleine période de reproduction des merles, des survols en après midi d'hélicoptères de modèle EC 130 B4 (le plus bruyant des hélicoptères dans ce contexte).

On en arrive même à une situation surprenante qui a été formulée par certains touristes observateurs: les oiseaux endémiques ne s'entendent pas, sauf l'après midi par temps couvert (ce qui est l'inverse de ce qui est habituel dans tous les autres lieux du monde où les chants d'oiseaux sont associés généralement au matin et au soleil!)



Le tourisme aérien est une nuisance majeure dans les Espaces Naturels Sensibles auquel il manque une solution efficace et radicale, un cadre, une réglementation qui tient compte de l'amplification qui décuple la nuisance dans les cirques, d'autant plus énorme en rapport avec le calme très profond des forêts primaires (calme qui est connu encore en après midi, dernier moment de répis, mais actuellement en sursis et de plus en plus souvent perturbé). Il est urgent qu'enfin on tienne compte des lieux naturels  encore plus impactés que les habitations, du contexte touristique LOCAL et économique LOCAL, de la valeur du bien à préserver actuellement, des oiseaux endémiques, dont l'espace de vie est dégradé par une nuisance "urbaine" qui s'étale dans TOUT le milieu naturel ET DANS LE TEMPS...



autres cibles (possibles départs de réflexions entre acteurs-scientifiques) dans ce bilan.
#CE_NEST_PAS_QU'UN_FAIBLE_BRUIT_DE_FOND,
#DÉGRADATION_DU_CLIMAT_SOCIAL
#IMPACT_CERTAIN_SUR_LES_OISEAUX,dévalorisation de CILAOS.....
menace sur les 5 oiseaux endémiques "commun" de type passereaux (les autres endémiques étant le papangue, les 2 sortes de pétrels et le tuit tuit, ce qui fait 9 au total).
Une situation illégale dans des espaces naturels sensibles.. (Avec de plus l'usage d'hélicoptères plus bruyants encore(mal adaptés), qui sont des monoturbines survolant en transportant des touristes soit des agglomérations, soit des zones inhospitalière où l'atterissage en catastrophe est improbable, ce qui est en principe ILLÉGAL, on a sans doute fait des tas de dérogations locales...)
#article_de_journal
Les touristes "de luxe" ne pourraient pas accéder aux hôtels "les seul vecteur du tourisme" autrement qu'en hélicoptère?! Si c'est élitiste ça n'a pas un réel poids économique, et si c'est important c'est d'énormes nuisances...

Il faut 2h30 de rotations à 10mn d'intervalle, des nuisances sonores pour des dizaines de km carrés,  pour remplacer un aller retour d'un gros car, et 350 litres de carburant.

Dans le cadre de la "transition énergétique" dans laquelle s'est engagé l'île: les hélicoptères t-il une solution au tout-voiture qui a congestionné l'île d'embouteillages. On voudrait bien transporter ainsi des dizaines de milliers voir des centaines de milliers de touriste dans un des moyens de transports les plus dépensiers qui soient en carburant au lieu de travailler à rendre l'île vivable en organisant des transports collectifs desservant mieux chaque recoin de l'île et rendant aussi les choses plus simples aux touristes comme aux habitants...

Que les gens prennent l'habitude au bruit ne signifie pas que cela ne nuit pas à la santé: même si ce n'est pas un bruit dangereux par son intensité il envahi l'espace et le temps, et prive d'une choses essentielle à la santé: l'accès prolongé et quotidien aux derniers lieux calmes accessibles, dans un contexte où que ce soit à la Réunion ou en France, on a déjà le bruit des voisins, de la route, des moteurs de frigos... et d'autant plus le besoin de se ressourcer dans des espaces préservés.

Garder le tourisme aérien et faire avec, éviter la guerre? ==> solutions?
cadre horaire + quotas+ stratégies de compactage temporel.


En finir et retrouver la paix?
Confinement sur certains zones non habitées + visite virtuelle des lieux trops vulnérables par un Cinéma + films de drones (au moyen d'images à sensation tournées avec des drones survolants occasionellement seulement les lieux).


 un drame économique, social, sanitaire et écologique.


L'Emprise sur le millieu naturel et touristique (randonnée, forêt, nature...) EST DRAMATIQUE: ce n'est pas "combien de décibels?"... (Mesurer une nuisance sonore en décibels ça ne signifie quasiment rien): c'est une question d'émergence acoustique (rapport de force entre la nuisance sonore et le murmure de la nature sans la nuisance) et un aspect "invasif" qui abouti à une confiscation des Espaces Naturels Sensibles en priorité, non seulement par ce que c'est les plus silencieux, mais aussi les plus beaux, dont les plus visités.

En zone habitée en dehors de l'axe principal RN5 rue du Père boiteau devenues des zones de bruit extrême où le problème des hélicos passe... carément au dessus de la tête des Cilaosiens voués à la vie de rue et aux animations festives, les mesures montrent un bruit d'origine aérien écrasant (si vous voulez savoir le lieu de cette étude c'est ici). Le cadre de cette étude est donc un lieu bruyant par rapport au calme des forêts primaires, et pourtant même là c'est une nuisance majeure: Le bruit d'origine aérienne est tout simplement bien plus puissant que l'ambiance sonore de ce village: il a une forte émergence acoustique.
Qu'il y ait des travaux, des voitures, et autres bruit d'origine humaine ne perturbe même pas l'acquisition des signatures acoustiques d'hélicoptères et d'avion toujours plus fortes, juste celles de certains ULM qui, par contre, seront très remarquables sur des enregistrements de forêt....


Si les mesures n'ont pas été cumulées en forêt, c'est qu'il faut y être présent le matin avec une telle ambiance sonore jour sur jour qui est tout simplement insupportable, d'autant plus s'y on y prête attention: la nuisance sonore est telle que l'étudier "sur place" en est difficile (c'est bien trop chiant). C'est pourquoi c'est fait depuis une maison, on pose l'enregistreur, et on ferme tout pour attendre que ça passe. Pour faire les mesures en forêt il faut compter dessus des installation automatiques qu'on vient relever régulièrement.

L'impact des hélicoptères surtout est au point même qu'on ne voit que ça même par dessus un paysage sonore semi-urbain pas si paisible pourtant que cela. (oui, l'intérêt des analyses temps fréquence est de VOIR la structure d'un paysage sonore de quelques heures d'un seul coup d'oeil, ce qui permet de s'y repérer, comme pour la carte d'un long trajet)

En zone naturelle, tout bruit de moteur même faible est  encore plus flagrant (exemple de 2heures d'ambiance de forêt avec 2 merles qui baisent + 1 merle hystérique):
Dans la nature, le tourisme aérien est, en dehors des passages de troupes de touristes à quelques mètre d'un sentier (ce qui est local et sectorisé), sauf exception (telle que essais de voiture tuning ou sono à fond le dimanche)  le SEUL bruit gênant (fort, et global, sur des milliers d'hectares simultanément)


Longues palabres sur les faits qui devraient être des éléments de discussion entre acteurs et scientifiques..
- "Prédation" non cadrée
"patrimoine lanscape uniquement"
- 5 passereaux dans des forêts silencieuses: l'émergence de toute perturbation sonore n'en est que plus grave
- dépravation d'un site touristique
- un hélicoptère plus bruyant encore qui en plus passe de nouveau l'après midi (le EC 130 B4)


 Et ce n'est pas par ce qu'il n'y a "QUE ÇA qui gêne dans la nature"  que "il ne faut pas s'en plaindre" en se faisant la raison que "c'est pire que ça dans les bas, ou en ville"...
Au contraire, perturber, souiller un endroit "pur" est plus grave, car RIEN QUE ÇA change du tout au tout l'ambiance d'un haut lieu, tel des forêts primaires immédiatement ravalées en décors péri-urbain "parc d'attraction". Par cette simple présence de bruit de moteur répétés les lieux les plus authentiques de la Réunion deviennent une extension  "urbaine", ou "industrielle" de l'économie du tourisme et des BAS et de leurs grands hôtels de luxe où les gens se saoûlent de sensations forte, de musique et d'ambiance festive... Les lieux dit "Espaces Naturels Sensibles" sont devenus le matin le fantôme "
patrimoine lanscape uniquement" de ce qu'ils sont en absence de pollution sonore.

Ne comptez pas sur les humains pour lancer l'alerte ILS SONT SOURDS!
Il n'y a pas de problème alors puisque ça ne gêne personne?!

La population tant touristique restante est en effet sourde au point de ne même pas s'en rendre compte!!! (ceux qui craignent cela sont évidémment parti et ne vont pas se martel en tête pour se plaindre d'un endroit qu'ils n'aiment plus!)
Un regard plus sérieux sur le potentiel perdu du Parc National pourrait révéler que une clientèle chiffrée à 200.000 touristes/an, par des études préliminaires au classement, n'est pas venu: c'était les gens qui visitent les parc nationaux dans le but de faire des cures de paysages au calme...

Les humains sont bien moins affecté par le bruit en ces espaces, car ils ne sont que de passage dans la forêt, ils vivent sinon dans des nids à bruit, se sont abîmé les oreilles, ils ne perçoivent pas que les petits oiseaux sont, presque 24h sur 24 dehors, et en écoute permanente, et, dans ce contexte de bruit qui a tout masqué, ne se servent même pas du paysage acoustique pour puiser une communion: on ne prête plus l'oreille pour entendre l'église sonner l'heure, elle est en panne, et le carillon qui faisait les honneurs du cadre en l'égayant quelques minutes toutes les 3h, après des concerto cacaphoniques pour carillon des montagnes et hélicoptères, est tombé en panne depuis des années...

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La population habitante s'est assourdit, écarté, comme ayant fermé ses fenêtres. Elle ne  perçoit que peu le préjudice, vivant dans un "autre monde" où est devenu normal de vivre avec le bruit constant associé aux moteurs du voisinage, la radio, les chiens, les moteurs, le ventilo des ordinateurs, la clim, le frigo, la marmaille qui ouine où qui fait jouer des jeux vidéo à tue tête...
Les jeunes sont  "normallement sourds"... la population de 20 ans addicte à la musique forte et vivant avec les écouteurs du smartphone en permanence a même jeune déjà une moins bonne audition que les vieillards! (une perte moyenne de 20dB même pas considérée comme invalidante, et l'auddition ne s'améliore pas avec l'âge une fois les cils de l'oreille interne cassés)

Dans ce milieu bruyant avec une population au scotome auditif généralisé (atrophie de l'oreille interne) qui peut diviser par 100 le niveau sonore perçu (-20dB), on sous évalue la surdité: dans la vie courante ça ne change rien car la radio, les voix humaines, la télé, sont fortes par rapport au bruit ambiant lui même dans l'absolu important. Mais tant que le signal est plus fort que le bruit ambiant les activités sociales ne sont pas affectées (on n'est pas dur d'oreille, on comprend les conversation, on peut suivre les films... et quand le bruit ambiant monte, ON MONTE LE SON)

 Ce qui change, mais il faut le savoir, c'est d'entendre des merles qu'à 20m maximum au lieu de 500, de ne plus entendre les grenouilles à 1000m ou des insectes tels que grillons et sauterelles à 300m... et effectivement, d'entendre que 5 hélicoptères passer au lieu de 30 à 40, les 5 entendus étant seulement ceux qui sont passé très près.
Alors en effet, tant mieux pour eux, du coup ils ne subissent pas de gêne directe...

 Le bruit de "fond" et le murmure de la nature se tient bien en dessous du seuil de l'audition (le paysage acoustique n'est du coup plus perçu, n'existe plus, est même inconnu), remplacé par des accouphène, ou une sensation de lourdeur sinistre, un "silence de mort" angoissant qui fait même chez certains préférer le bruit plutôt que rien.
Une peur du silence qui explique une certaine addiction au bruit.

"L'hélico i fait l'animation"

On ne mesure donc pas (on ne ressent pas) à quel point le bruit ambiant des moteurs d'aéronefs, qui ne se contente pas de "rester en ville", alors ignoré des humains et paraissant faible (à coté de celà par exemple) est dramatique pour les oiseaux endémiques au chant généralement faible et donc aux forêts primaires qui dépendent des interractions entre parasites des plantes et oiseaux locaux... mais aussi à d'autres humains qui peuvent avoir besoin de cette relation à l'acoustique des lieux (ceux qui vivent dans des activités d'extérieur telle l'agriculture traditionelle heu? heu?!.. hem.).






LE BILAN DE 3 MOIS D'OBSERVATIONS CONTINUES.

- Les nuisances sonores des hélicos + ULM occupent rarement moins de 3h de temps en matinée dont tout "le bon" est bien entamé: le problème principal n'est pas l'intensité sonore (elle est toujours de toute façon écrasante par rapport au murmure de la nature, et même de la vie de village; en règle générale, sur les sonogrammes, le tourisme aérien provoque les signatures les plus grosses (encombrement spectral), les plus nombreuses (entre 20 et 40, parfois 50) et les plus marquées (intensité correspondante à un moteur de tondeuse à gazon à 30m) durant toute une demi journée). Le problème majeur est le temps que cela occupe en cumulé, le temps où on ne peut plus compter sur un vrai calme installé.

- Le période "pourrie" par ce vacarme est centrée entre 7h et 10h30, mais il faut noter l'abscence de règle établie dans cet horaire fluctuant sans fin ni début prévisible, qui s'étale de plus en plus entre 6h et 12h30. L'absence de quiétude, (quand on peut craindre que ça ne soit pas fini) a pu être établie s'étaler de 6h du matin à 11h30, avec une menace grandissante sur l'après midi, soit la quasi totalité de période de ciel dégagé (et la totalité pour les oiseaux endémiques des forêts de nuages, sur les remparts au dessus de 1200m).

Il ne faut pas oublier qu'en raison de la couverture nuageuse en après midi, que l'après midi le temps est triste et humide voir pluvieux de l'après midi. Cette situation ordinaire fait généralement suite à la matinée ensoleillée propice au tourisme et activités en extérieur... Gâcher la matinée est du coup gâcher la journée...


0===1====2
====3====4====5====6====7====8====9===10===11===12===13===14===15===16===17===18===19===20===21===22===22===24
Couleur de ce "plan" pluie ou temps gris ou sinon incertain, période de grande fréquence de survol (à quelques minutes d'intervalle et encore plusieurs en moins d'une heure) et nuit
Tout le BON  de la journée (bonnes conditions extérieures) est OCCUPÉ, confisqué.... Ce n'est plus un partage, ce n'est pas une situation d'équilibre...
L'APRÈS MIDI de beau temps est relativement rare, et l'irruption de nouveaux passages est d'autant plus un sacrilège.

- CE N'EST PAS "2 MOIS PAR AN" ou "L'ÉTÉ", Mais quasiment en toute saison, et tous les jours.
Fin mai à mi juillet sont le minimum et même là on dépasse désormais la dizaine de survols. Plus grave: on a des survols à l'aube (6h50 en hiver).
Il faut noter que l'automne austral est une saison de reproduction chez certains  oiseaux, le merle par exemple.


Le contexte d'après midi de beau temps est un moment rare plutôt occasionnel, le dernier moment quand entendre sans invasion de merle-maurice (cet oiseau est présent en zone calme et naturelle quand il y a eu beaucoup de bruit ambiant), les ambiances de forêt primaires et d'oiseaux endémiques. Mais de plus en plus, une belle après midi ensoleillée qui pourrait rappeller l'ambiance perdue depuis des années du matin calme plein d'oiseaux, ne sont plus, épargnée (environ 3 à 5 survols entre 13h et 18h): c'est bien plus grave de perturber ce dernier moment qui reste, on ne fait pas sauter une partie de la journée qui se rattrape plus tard, on fait sauter TOUTE la journée... Le grignotage du dernier contexte de paix et calme est une véritable prédation; nous sommes en train de perdre le ressentit de quiétude dans les cirques pitons et remparts, meme dans le brouillard si le beau temps ailleurs permet le tourisme aérien: il ne restait que l'après midi pour se rattraper d'une matinée systématiquement foutue... perdre l'Après midi signifie TOUT perdre.

Le constat statistique est accablant... On aurait  rêvé voir un meilleur respect de l'après midi, et le matin, les prémices d'une "amélioration" après 3 ans d'alertes répétés doublées de contact avec l'aviation civile, la préfecture, pour détailler très précisément les points difficiles qui pourraient être améliorés...
Le Préfecture ne fait que, depuis des années s'asseoir dessus le fait que "la réglementation étant respectée, il n'y a pas de problème"
(ce n'est même pas vrai vu les infractions de cet été, mais ces infractions ne constituent qu'une nuisance mineure par rapport à l'immense nuisance légale et quotidienne)
Il n'y a pas de problème non plus puisque la population se montre tolérante et que les touristes n'expriment pas de plainte (il reste le tourisme affinitaire et le tourisme venu par la publicité, les clients de parc national ou amoureux du calme sont partis, on eu un désamour de cette île devenue trop urbanisée "où on ne respecte rien et où il ya une mafia locale"...  toute démarche est donc arrêté là et la seule chose qui reste à faire est de mesurer les dégâts.

La Réunion mettra probablement longtemps à retrouver sa réputation, associer un Parc National inscrit à l'Unesco à "un parc de loisir grandeur nature" a laissé une trace plutôt indélibile dans la confiance de ceux qui allaient précisément chercher à la Réunion de l'authenticité.


liens dans cette page vers des conclusions plus développées.

#article_de_journal (le niveau sonore des bruits de moteurs diminue dans les espaces naturelles la portée des sons naturels et perturbe la faune (en passant: c'est aussi vrai pour les baleines qui sont complètement à l'ouest, elle passent plus loin depuis le chantier de la NRL)

Ce n'est pas une petite nuisance qui ne s'entend que dans la nature en prêtant l'oreille... on n'est même pas à l'abri chez soi.

Le EC 130 B4 est un hélicoptère plus bruyant que les autres qui devrait être interdit en zone montagneuse.
Anecdotique, un hélicoptère B4 se détecte au smarphone, fermé chez soi, et.. en contrôlant le cycle d'essorage  de la machine à laver!...

#ou_en_est_le_dialogue (à quelques prises de bec à la limite des échanges d'insultes dans les commentaires d'article de presse en ligne). Des dialogues avec la gendarmerie, les brigades se heutrent au constat d'une absence de constat d'infraction...

#ce-qui-est-mis-en-danger, (la magie des lieux, l'ambiance de retrait et de calme dans les forêt primaire, l'organisation de vie des oiseaux endémique, le ressenti des lieux, l'approche touristique globale, l'écotourisme, la santé..

#Fenêtre_de_vol,(7h à 9h, ça gêne moins, ça ne bouffe pas la matinée, la visibilité est garantie, il n'y a pas encore de turbulences.
 #HORAIRES. (la nuisance s'étale en fait de 6h du matin à 11h30 voir plus.
 Moment charnières de la journée, quand l'impact est maximal.

 #sensation-de-mepris, c'est comme si les prestataires aériens devenaient les propriétaire des lieux...

pollution.

#Tourisme_chinois? comptez 1 hélico de plus chaque matin pour 2000 chinois/an

#solution? en urgence compactage temporel et stratégies de pilotage pour éviter l'excès temps-intensité, à long terme réorganisation reconvertion,  inventer des prestations plus localisées qui préserve en priorité les caisses de résonnance amplificatrice que sont les cirques de tout bruit de moteur, là où se concentre le tourisme et potentiellement l'écotourisme, les microclimat, la biodiversité et les population fragile (oiseaux et humains). Penser aussi à la transition énergétique, ça ne consomme pas qu'un peu de tout faire par hélicoptère là où il ya un réseau routier et des tas d'autres solutions de transport.





Les mesures "analyses temps fréquence" sont la réponse aux discussions menées depuis plus de 3 ans avec des responsables de l'aviation civile, il était espéré percevoir des efforts de réduction de bruit à la source (pour cela il faut au moins le constat de ce bruit, voilà qui est fait).

Notez bien qu'il y avait des projets de rencontre entre acteurs, pour travailler ensemble sur le compactage temporel des nuisances et tenter des stratégies de pilotage évitant une intensité sonore importante, de sorte que toute la matinée ne soit pas foutue et qu'on puisse vivre normalement le matin même chez soi, et avoir du temps devant soi pour randonner ou travailler dehors en paix quand il fait encore beau, pouvoir se prélasser éventuellement à la piscine de l'hôtel du "CILAOS Oasis de silence" (si si c'est bien le slogan!)... sans se croire à Orly.
Les prestatataires du tourisme aérien ont lu "cilaos mon amour", se sont senti visé, se sont braqué. En dépit des efforts de communiquer des considérations, des solutions, il faut investir de la réflexion, du temps pour lire tout ceci.
Un contact téléphonique avait été fait avec l'un des hauts responsable de la division "développement durable".
"pas question de leur parler de réduction d'activité"... ni de "contraintes", et pire encore, "pas question de publier les mesures" pour pouvoir espérer coopérer: cela ressemble à "si vous pouviez vous taire ça nous rassurerait".
C'est un des point d'exigence d'un représentant de l'aviation civile incompatible avec la liberté d'informer de l'état d'un paysage (acoustique), ça serait comme demander à une association de la normandie de censurer des webcam de peur qu'elle révélent aux touristes qu'il y pleut souvent. L'acoustique d'un paysage est en effet PARTIE du climat local, tout comme la météo, mais la différence, c'est que là, nous y pouvons quelque chose et qu'il ya des responsables pointés du doigts...

 Les mesures montrent en fait un remplissage quasi systématique de la matinée qui s'étend bel et bien en dehors des 7h à 9h des "anciennes reccomandations".
On remarque tout au long des saisies d'écran des heures d'analyse temps fréquence, l'écrasante supériorité du bruit des hélicos, et même des ULM (les signatures d'avions ULM sont moins évidente à l'oeil que celles d'hélicoptère en raison d'un encombrement spectrale moindre).

Le niveau des raies spectrales dominante ainsi que leur durée cumulée est généralement bien supérieur à celles du aux voitures, chantiers, voisins... (qui durent qu'un instant, où qui s'installent durablement mais occasionellement, et reste de toute façon des nuisances locales).
On pourtant dans un "village créole des hauts" où pourtant, les habitants ne prennent pas de précautions pour limiter le bruit!!!
À ce propos il commence à se produire une migration des touristes et habitants qui le peuvent du centre ville (voisinage RN5 et Rue du Père Boiteau vers la périphérie), à la recherche du calme.
En effet, dans ce centre ville, le niveau de bruit est élevé au point de couvrir celui des hélicos.

Dans l'avenir la sensibilité de la population au bruit devrait augmenter, les gens recherchant le calme, surtout ceux qui ont déménagé à cause du bruit.

On ne mesure sur le plan statistique que des fluctuations aléatoires due à la fréquentation du moment, à la météo, mais on est sur fond d'augmentation globale des nuisances corrélées à la tendance à l'augmentation de cette forme de tourisme.

Le Tourisme aérien est bien sur une entité qui ne veut pas "mourir", qui veut se réaliser dans "la croissance" et voit tout projet de "réduction" comme une atteinte à son développement qui ne fait que commencer.
La solution, pour son épanouissement équilibré avec le partage de l'île serait un changement de configuration, et surtout une tout autre organisation pour éviter de pratiquer le survol des cirques qui sont les plus vastes caisses de résonnance et les endroits les plus fréquentés: le bruit y est non seulement amplifié (d'un facteur 2 à 4 par les remparts qui font échos), mais étendu sur une grande superficie (plusieurs dizaines de kilomètres carré SIMULTANÉMENT), et aussi la durée d'impact sonore d'un survol est au moins triplée par rapport à un passage en plaine... et avec le problème de la densité de l'air moindre (800mb environ au lieu de 900 à 950 pour des survols de plaine), qui joue surtout en ULM (l'hélice n'est pas à pas variable, coupez l'herbe au rotofile avec un fil un peu trop court pour comprendre), et les turbulences (maximales dans les cirques) favorise le pilotage "à fond", on ajoute encore quelques décibels et du coup l'impact global est de l'ordre de 10dB voir 15 de plus, tout simplement décuple par rapport à la plaine. Toutes fenêtres fermées, on entend les hélicoptères aussi forts que en plaine dehors et un aéronef survolant à 1000m/sol provoque le bruit d'un aéronef à 300m/sol en plaine mais met 3 fois plus de temps à passer...

Le plus gros problème relevé est l'étalement sur une plage horaire de plus en plus grande qui sort de la fenêtre de vol optimale: augmentent en effet le nombre de survols tardifs plus tard dans la matinée, et pire encore dans l'après midi (peut être liée à des prestations associées aux hôtels et restauration comme ça a déjà commencé à le faire avec un ou plusieurs gros hôtel dans les bas ou à Grand Bassin). Cette nouvelle forme de trafic évitera t'elle les cirques, sera t'elle uniquement du transport? sera t'elle uniquement réservée à des gros riches pour travailler à forte marge mais éviter un grand nombre de rotations, qui ne dépasseraient pas 5 par jour et serait à la place des rotations "populaires" en contrepartie, ou bien ça sera encore ça de plus?  L'après midi est extrêmement fragile et le calme qui y règne encore d'autant plus importante que la matin est déjà mort, et si l'après midi est envahie en cas d'éclaircie, même si c'est bien moins que le matin, même si c'est qu'une ou deux fois par heure, il n'y aura plus cette fois possibilité de rattrapage du matin déjà perdu (pour la faune comme pour les humains).


À noter aussi qu'est arrivé, depuis 2010 un nouveau modèle d'hélicoptère catastrophique sur le plan acoustique, le EC 130 B4, désormais au nombre de 3 appareils qui passent souvent chacun plusieurs fois par heure. Ce modèle monoturbine vole au dessus de conglomérations urbaines et des terrains inhospitaliers pour un atterissage en cas de panne moteur (les cirques et l'agglomération du Tampon par exemple), et ce, avec des touristes à son bord, ce qui est étrange vue de la réglementation.
l'EC 130 B4 fait un bruit "lourd" spectaculaire, il est souvent confondu par les touristes pas au courant avec des hélicoptère de guerre "militaire" (bruit plus sourd, grosses vibrations, il paraît gros et lourd)
 
Le EC 145  de la gendarmerie, d'une conception voisine mais avec une plus grosse puissance, ne provoque pas ces nuisances anormales, il fait moins aussi moins de vibrations (la base étant du 30Hz au lieu de 20, ces vibrations de plus courte longueur d'onde diffractent bien moins et contournent moins le relief) et le rotor de queue du EC-145 ne se comporte pas comme une sirène..
Les autres hélicoptères sont bien sur comparables, il n'y a pas de différence globale de niveau sonore, mais le EC 130 b4  provoque plus de puissantes vibrations au voisinage de 20Hz qui entrent dans les maisons et perturbent considérablement la faune, et il flappe bien plus souvent..

 L'observation détaillée des signatures acoustiques enregistrées sur près de 3 mois 8h par jour le démontre clairement et il ya 400Go d'archives à écouter pour vérifier le rendu de ces analyses sonores qui témoignent.

 
Le EC 130 B4 était pourtant censé être moins bruyant et aurait été homologué pour le Grand Canyon, c'est "une machine d'exception", "l'hélicoptère le plus silencieux du monde", "pour préserver les territoires fragiles que nous survolons"... Toute une "com" qualifiable de greenwasching a été faite là dessus,  mais cette "discrétion" relative (-11dB par rapport à un "Écureuil"), n'a pas été constatée car ici on n'est pas au grand canyon à plus basse altitude dans un air sec et stable. En atmosphère tropicale humide d'altitude, il fait autant voir plus de bruit, pas 10 fois moins.
 (échelle dB c'est des puissance de 10 et des rapports, les logs et les exponentiels à base 10 permet d'opérer des addidtions sur ce qui est un réalité des multiplications.Un bel de plus c'est 10 fois plus. Si on ajoute des bels, on multiple l'intensité correspondance.
+3dB c'est  2 fois plus, +6dB 4 fois plus, +20dB = 100 fois plus, en énergie acoustique: attention à cette unité logarytmique)
Dans les cirques de la Réunion, les conditions aéronautiques  (air turbulent saturé d'humidité, plus d'altitude, moins de portance, vols avec importants dénivelés) font que ce modèle d'hélicoptère "poussif" fonctionne mal et est devenu, statistiquement, le numéro un en intensité sonore. Voilà le type même d'appareil qui devrait être reconverti à des prestations seulement près du littoral.



Voilà donc alors ce qui est mis en Péril en général
LES ESPACES NATURELS SENSIBLES.


les mesures en saison creuse montrent l'impact installé, "habituel" (et c'est pourtant la période où il ya plutôt moins d'hélicoptères que la moyenne!!!)
Les zones les plus touchées sont, précisément, ces "espaces naturels sensibles"..


LE LOGO "ESPACE NATURELS SENSIBLES" MONTRE LE CHAKOUAT,



Alors que le ciel est déjà saturé de survols panoramiques qui ont confisqué la matinée dans les cirques, on parle désormais de projets d'héliports dit "hélistations".
Pourquoi? un hélicoptère se pose très bien où l'on veut si besoin.. dans l'exemple de Cilaos, le stade de Bras Sec.
sinon tout terrain plat peut convenir, ça paraît simple.
Le terme exact permet de mieux comprendre l'enjeu: passer en "hélistation" permet de faire sauter la limitation d'une hélisurface pour avoir le droit d'organiser une quantité de vol non limité, ou pouvant atteindre plus d'une centaine/jour alors que  dans le cas d'une hélisurface c'est 80 à 200 mouvements/an.

Cela est prévu dans la commune du Tampon et dans le reste des hauts de l’île (et donc CILAOS aussi). Et le but, c'est bien d'avoir le droit de déposer souvent et de satisfaire ainsi une demande touristique dans une logique de croâssance.

À en croire la réaction d'un anonyme pro tourisme aérien à cet article, visiblement un acteur ou défenseur du tourisme aérien, on prévoit bel et bien des prestations héliportée DE LOISIR  qui partent dans tous les sens visiter l'île pour desservir les hôtels, sites, restaurants qui sont les "seul vecteur du tourisme" (ha bon, on ne peut pas aller à l'hôtel par la route? et croyez vous qu'ils vont se priver une fois en l'air,  de faire de ces transferts d'hôtel des vols panoramiques ajouté encore à ceux du matin?)..

On parle aussi d'un énorme parc d'attraction de 50Ha plus un golf18 trous tout en haut, à la Plaine des caffres qui est peu un projet peu connu et déjà "acté", et qui pourtant représente un grave danger de confiscation d'un espace de liberté populaire et essentielle à la vie sociale d'une partie de l'île et même au tourisme "normal".

Note: les trajectoires panoramiques sont les plus impactantes pour la simple raison qu'on survole les lieux de manière à en voir le plus possible, et qu'on arrose du coup de bruit ce que l'on veut voir: les hélicos d'intervention de sécurité ou de travail sont souvent cachés par le relief, et ont un impact généralement plus localisé et moindre.

Parler alors d'hélistation en plus et de "mutation pour intensifier le traffic" est particulièrement inquiétant, et  associer des hélicoptères à des hôtels et restauration introduirait LE PIRE: en effet des vols plus tards en journée, hors de la fenêtre normale de vol, dont on a déjà bien débordé, dans les hauts,  la perte de tranquilité l'APRÈS-MIDI ce qui signifierait TOUT perdre: la confiscation totale des lieux sans aucun moment fiable pour en jouir encore un peu!)

Comptage du traffic, nombre de survols et sur les dates récentes, précision de la durée de temps de matinée gâchée, où on n'a pas le temps de ressentir l'ambiance des lieux...
comptage-2017-02-23-a-2017-04-28.gif

Et ça "ne fait que commencer".



La période "pourrie" de ce bruit envahissant s'inscrit globalement,  en automne (les jours sont déjà courts et le jour se lève à 6h40) entre 6h45 et 11h30, le concentré de bruit étant entre 7h et 10h30. La colorisation de ces lignes (lien: toutes les mesures depuis le 21 février 2017 au 15 mai) tente de montrer, en visuel, l'emprise acoustique dans la journée, pour les détails, cliquez sur le lien qui renvoie à l'analyse détaillée du jour.

0===1====2====3====4====5====6====7====8====9===10===11===12===13===14===15===16===17===18===19===20===21===22===22===24 heures
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0===1====2====3====4====5====6====7====8====9===10===11===12===13===14===15===16===17===18===19===20===21===22===22===24

Toutes les mesures, Vous pouvez écouter des exemples en vidéo de passages, que vous devez imaginer répétés 20 à 30 fois à la suite, tous les jours... Plus tard, si des études sont reccomencées ça serait refait en vidéo, avec un son plus fidèle (plus de vibration), un meilleur matériel, un enregistreur simultanément en forêt l'autre en ville... etc... Tentez au moins d'écouter cela sur une installation multimédia dans un salon calme.



"Les projets d’hélistation au Tampon, et dans le reste des hauts de l’île, ne consistent pas, comme vous voulez le faire croire, à créer des autoroutes aériennes sur lesquelles circuleraient des hélicoptères toutes les deux minutes. Il s’agit d’offrir des circuits touristiques, accessibles, segmentés, qui permettront de visiter l’île plus facilement, plus rapidement, plus intensément !
Ce type de produit est de nature à favoriser la création des offres d’hébergement, de restauration, de services touristiques qui sont – les seuls – vecteurs d’emploi et de croissance."
c'est à dire... le Tourisme chinois?



Le bruit en forêt est seulement du au moteurs des aéronefs: rien que cela change du tout au tout et transforme sur le plan acoustique en zone urbaine une forêt primaire,

Le tourisme aérien, c'est comme un chantier qui durerait des années 3 à 5h par jour parfois plus.. Il en faut moins que ça pour chambouler l'équilibre installé et la communication des oiseaux qui ont une importance capitale pour le maintient en bonne santé de la végétation endémique..
et cela est de plus en plus systématiquement associé aux périodes de visibilité et donc d'ensoleillement qui mène à l'abolition du beau temps au calme, l'impact est certain sur les oiseaux, surtout les endémiques qui communiquent entre eux de loin et devraient pouvoir communiquer normallement dans les conditions de leur maximum d'activité. S'adapter à un bruit régulier et cadré dans la fenêtre de vol est une chose, subir l'abolition de la matinée entière et de nouvelles intrusion l'après midi à chaque grande éclaircie est un autre niveau de gravité: là on sort d'un équilibre.


 ou en est le dialogue?: il n'y en a pas... si un tout petit peu, par des répliques sur internet au hasard des commentaires de la presse en ligne...

Quelle concession attendre des soit disant "propriétaires du ciel" (qui se disent même indispensables aux "seuls vecteur du tourisme" (les hôtels, les visites!!!) alors que cet "unique vecteur" ne concerne que 10% des touristes: comment font les autres touristes, comment cela se passe t-il ailleurs?)

Très récémment sont venus des interrogations de la police de l'air avec le constat d'incompétence car absence de constat d'infraction, mais on est dans un cadre réglementaire qui ne protège pas les lieux, et qui est aggravé par les dérogations locales à l'inverse de la sensibilité des lieux (exemple survol 1000 pieds/sol dans un Parc National contenant une faune endémique insulaire au lieu de 1000m/sol comme dans un Parc National ordinaire + concentration des visites sur des forêts primaires).
Du coté des prestataires, c'est l'économie qui est l'argument majeur, c'est d'eux que dépend l'économie, et les espaces naturels, ce sont ces beaux décors (leur outil de travail) qui sont leur ressource à exploiter. Offrir l'hélicoptère facile et pour tous, c'est l'accès facile à ce beau décors qui favorisera le remplissage des hôtels, c'est "le seul vecteur du tourisme",  bien entendu par des touristes fortunés et curieux de visiter ce "Parc National, inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité", au moyen d'une "machine d'exception,  l'hélicoptère (monoturbine) "le plus silencieux du monde"...

Le touriste chinois restant en moyenne 2,3 jours sur l'île est avide d'en voir le plus possible en le moins de temps possible, fortuné, au revenu moyen de 50.000 euros/an puisé dans un "réservoir de 50 millions d'habitants fortunés de nouvelle classe moyenne", il est le client qu'on désire attirer ici en masse et qu'on veut servir au moyen de formules-package où tout est prépayé d'avance (bien sur le tour d'hélicoptère dit "incontournable").
C'est un touriste-bétail par excellence qu'on traine dans les manèges et centres d'attraction à un rythme effréné, tout en puisant un max dans sa richesse de nouvelle classe moyenne: affaire juteuse et facile ingrédient d'une prédation touristique en explosion prochaine.
Le tourisme chinois qui se met en place est bien sur associé aux hôtels dont les murs sont acquis par des hommes d'affaires chinois, et est propulsé par une compagnie d'avions de ligne qui veut exploiter cette manne à raison de  2000chinois/an 2016, 10.000 pévu pour 2017, 60.000 par an 2018-2020 soit 27 survols de plus par jour pour la visite des lieux par hélicoptère si ils ont tous un billet préparé dans le cadre d'un séjour ou tout est inclu dans le "package"...potentiellement un doublement de traffic d'ici 3 ans.

Cela en plus des projets de liaisons pour les restaurants et hôtels construits dans les haut du tampon et ailleurs)

Globalement il n'y a pas eu (mise à jour 15 mai 2017) de signe de mise en place de stratégie de réduction de nuisance.

Il n'y a pas (mise à jour 1 juin 2017) de projet de "groupe de travail" pour étudier les nuisances et y remédier...
 Seulement est prévu un rapport de la gendarmerie de l'air aux compagnies aériennes pour leur communiquer ce qu'elles savent déjà mais n'ont déjà pas voulu entendre des contacts avec l'aviation civile (ce site internet, ses données, ces considérations leur sont connus et sont le travail d'un ennemi de leur activité, irrecevable donc). Dans le contexte actuel, le sort des hauts de la Réunion est remis à ceux qui sont à la source du problème en leur laissant gérer les choses à leur guise pour pas les contrarier, ce qui n'est pas de très bon pronostic: on peut rêver qu'ils soient "gentils"...

Des essais?

  Certains jours ont été observés que parfois quelques hélicoptères passent en groupe tous à la fois en peu de temps, plutôt que de passer l'un après l'autre à 10mn d'intervalle... cela permet en effet un compactage temporel, des acalmies plus longues ensuite. Mais c'est "par hasard", rien de cohérent permet d'annoncer que "ça y'est, cela s'améliore", que "ça y'est, ça se cantonne ENFIN à une tranche horaire", que "ça y'est on a la paix, on n'est pas emmerdé quand l'on part en matinée". En fin mai début juin c'est plus calme, mais c'est la saison

 Il reste bien trop de survols intercalaires et de passages retardataires à répartition aléatoire pour libérer la seconde partie de matinée, les ULM et avions privés "bouchent les trous" et étalent parfois sur le tard à eux seul la perturbation sonore, et le fait qu'il passe (des B4 surtout et c'est ennuyeux car c'est les plus bruyants) l'après midi confirme qu'il n'y a pas de respect...

Les survols effectués dans le cirque résonnent systématiquement chaque fois plusieures minutes,
Pire encore, ce n'est pas qu'un problème d'intensité sonore, car c'est toujours assez fort pour réduire d'un facteur 10 la portée des chants d'oiseaux, même avec un simple ULM. Quand la nuisance sonore comporte des vibrations, il faut attendre longtemps pour que les oiseaux se remettent en place. Pourquoi à ce point avec les vibrations? Les chauves souris de la chapelle sortent en plein jour, les batraciens se mettent à crier, c'est en corrélation. Tout cela hors contexte naturel perturbe la faune, lui fait dépenser de l'énergie pour un contexte artificiel... puisque ces vibrations ne sont pas l'orage qui arrive ou une chute de falaise ou autre évènement dans le grave, (des sons graves!)

Le modèle EC 130 B4 transmet beaucoup plus d'énergie acoustique autour de 20Hz, c'est officiellement peu comptabilisé avec la notion de décibels pondérés, mais en pratique ça rentre dans les maisons quasiment sans réduction, et perturbe plus encore la faune et rend cet hélicoptère plus impactant.


le EC 130 B4 ingrédient d'une augmentation de nuisance: il fait des vibrations de "lourd engin militaire"...
Ce monoturbine fonctionne mal en terrain inhospitalier ou par dessus les zones habitées quand en montagne, les turbulences et la raréfaction de l'air inverse ses prétendues qualitées acoustique: son manque de réserve de puissance provoque plus de vibrations, de flapping, le rotor de queue a un désign catastrophique qui transforme ce dernier en sirène des que l'écoulement de l'air n'est plus parfaitement laminaire ou qu'il fonctionne au delà d'un optimum pointu.

Même un simple smartphone peut en témoigner



Il y a d'autre moyens que de tout faire en hélico:


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Les acteurs du tourisme aérien sont ils les propriétaires et les gérants des lieux qui peuvent décider du sort de "tout ça"? Ont ils moralement le droit de nous IMPOSER leur déchets... sonores et de dévaster l'équilibre des forêts...


OUI, le bruit est un déchet



La composante INFRASONORE (en dessous de 30 à 20Hz).
Les responsables de la santé publique savent, dans les hautes sphères de compétences, les effets particuliers de ce type de fréquences qui sont faciles à détecter par ce que normallement, elles n'existent quasi jamais dans la nature (hors chute de falaise ou orages).


INTENSITÉ SONORE


À ce niveau là d'intensité sonore qui se produit lors de cette étude, à CILAOS, avec les hélicoptères qui marquent en jaune clair le sonogramme, c'est un problème,
audio/2017-05-14_062751.jpg
2017-05-14_062751 voir la page du jour (c'est qu'un jour banal parmi une centaine étudié)

On est dans un village, même pas en forêt, il ya des voisins, des voitures, des chiens, des coqs, le bruit de la vie... mais on ne voit ici que les signatures écrasantes des passages d'hélicoptère: ce qui est ÉNORME c'est l'émergence acoustique, le rapport de force entre la nuisance et le paysage acoustique sans la nuisance....

Mais c'est aussi un son puissant qui ne concerne pas que l'extérieur
CELA PERTURBE AUSSI L'INTÉRIEUR DE LA MAISON. EXEMPLE.



HORAIRES.
Moments charnières. 
juste le lever du soleil, l'aube, jusqu'à 30mn après le lever du soleil est, tout comme le crépuscule un moment stratégique pour les oiseaux où l'impact est encore plus élevé (autres moments charnière, le passage du soleil au zénith entre mi novembre et fin Janvier, et le coucher du soleil).
L'après midi, les nuisances sont exacerbée par le fait que le matin a déjà été perturbé, mais surtout par le contraste: l'après midi dans les forêts c'est couvert, et tout est très calme: sans nuisance sonore le chant des oiseaux portent à plusieures centaines de mètre... L'après midi est le moment qui reste préservé, si la nuisance sonore envahie les après midi, la journée est foutue et ne se rattrape pas.

Fenêtre de vol.
Elle est définie par la conjonction de 2 optimums:

- la visibilité qui est bonne après le lever du soleil (et assez tard, donc pas juste au lever du soleil pour que tout ne soit pas à l'ombre du relief)

- l'absence ou le minimum de turbulence avant que les thermiques se développent, signalés rapidement par des nuages de relief

Cela nous donne techniquement 6h30 à 8h30h aux voisinages des solstices d'été, et
 7h à 9h du matin en général été, et 8h à 10h30 du matin près des solstisces d'hiver,
Il y a 3 périodes bien définies: la saison sèche et chaude, la saison humide et encore chaude, la saison sèche et fraiche.

Manque de pot c'est en saison fraiche et sèche (juillet août) et sèche et chaude (octobre novembre décembre) qu'on a le maximum à la fois de touristes randonneurs et de touristes en hélicos: un maximum de touristes expérimente donc les lieux comme envahis de bruit toute la matinée (de 6h du matin à 7h selon saison, jusqu'à midi et même au delà)
à long terme l'image de l'île, sa réputation pourrait en pâtir, ainsi que l'habitude de séjourner pour faire des cures de bien être dans les hauts, qui deviennent une curiosité à voir juste en passant.

Au delà de la fenêtre de vol, les nuisances sont exacerbées sur les remparts par les turbulences et ça gêne aussi plus par ce que ça s'éternise ou tombe en plein dans des activités d'extérieur engagées

LES URGENCES:
Les urgences.
- Urgencede remplacer les EC 130 B4 par des hélicoptères adaptés à la situation-montagne (genre AS350) pour limiter les nuisance (ce modèle d'hélicoptère "B4" devient une catastrophe en air chaud, humide, raréfié et turbulent, en dehors d'une saison hivernale très courte où la défaillance devient anodine, donc presque toute l'année).
Le modèle d'hélicoptère EC 130 B4 ne devrait plus être utilisé dans tout espace montagneux et en tout cas au dessus de 1200m d'altitude: il faudrait réserver à ces hélicoptères mal adaptés aux turbulence de relief en air raréfié des prestations dans les Bas ou sinon, qu'ils soient réservés en priorité aux zones moins montagneuses (là leurs nuisances peuvent être moindre par exemple à Maurice) quitte à les échanger contre des AS 350 à contrario de remplacer des hélicoptères "normaux" par ce modèle déffecteux. (par exemple on a 3 EC 130 B4 mais on a "envoyé" à l'île Maurice un AS350. Il aurait été bien plus judicieux de leur refiler un B4 et de garder cet AS350!!!)

- Urgence de fixer un cadre horaire et d'adopter des stratégies de limitation de nuisance appliquées collectivement par tous les prestataires aériens.

- Urgence d'observer scientifiquement la "dose" de nuisance et son impact dans les millieux calmes tels que zones habitées, réserve biologique, forêts primaire.

- Urgence de considérer les oiseaux endémiques autres que les pétrels et tuit tuit, pour qui le paysage acoustique en forêt est tout aussi primordial dans ce contexte avéré d'une réduction au quotidien de la portée de leur chant une grande partie de la journée.

- Réhabiliter une espèce en voie d'extinction: le touriste sensible au paysage acoustique (la clientèle perdue normalement inféodée aux parcs nationaux).

Quelles solutions pour que le tourisme aérien ne soit pas UN PROBLÈME MAJEUR?

Il est inconcevable de l'éradiquer sans se lancer dans une véritable guerre, c'est comme la longose, il s'est installé, que faire dans l'espoir de concilier?
Peut t'on au moins rêver d'un équilibre tolérable?

  !!! Il est tentant pour les acteurs du tourisme aérien, de prendre le niveau de nuisance actuelle comme référence à ne dépasser que de peu et de surtout augmenter le traffic par plusieurs fois en usant de stratégies de limitations de nuisances !!! attention!!!
Nous devons vraiment réduire d'un facteur 10 la nuisance actuellement constatée pour prétendre à la qualité des lieux, et cela définitivement pour que ce ne soit pas pour réaugmenter peu à peu. Il est nécéssaire pour ne pas dévaloriser l'île d'organiser les choses en sorte que cette activité soit CONTENUE ET NON PRÉDATRICE, et évolue en ne dépassant pas une "dose de bruit" établie. !!!


- Le consciencius des gens interrogés dans les sentiers n'est pas effectivement pour une interdiction "inconcevable" tant l'envie de tous est grande de pouvoir continuer à voir les lieux du ciel (ce qui pourrait être fait aussi par drone+cinéma),
Le consciensus désire un compromis conservant le tourisme aérien dans un cadre horaire qui limite la possibilité de nuisance entre 7h et 9h de sorte que ça ne "bouffe pas toute la matinée".
À tourner le problème de l'horaire il n'y a pas d'autre solution fiable.

- Sur le plan de la durée de nuisance à tolérer chaque matin, le consciencius est pour une limite "1h30 de durée pas plus"

La demande la plus pressante est de ne pas passer trop tôt le matin, pas avant 7h.

Il faut combiner tout ce qui peut réduire la durée de nuisance et l'intensité en plus du respect d'une limitation horaire qui serait effective dans les cirques où l'impact est décuple (du fait des échos, des turbulences et de la prolongation de durée apparente de chaque passage)
Un simple changement de stratégie de pilotage, de trajectoire pourrait déjà diviser par près de 10 (réduire de 9 à 11dB)
l'intensité sonore, de sorte que ça ne soit pas une gêne jusque DANS les maisons fermées.

Le paramètre "durée occupée" dans la nature prédomine par rapport à l'intensité, ce n'est pas un problème de "décibels" mais d'émergence acoustique. Le bruit même relativement faible du moindre ULM couvre largement le murmure naturel et éradique de toute façon le calme des lieux, ce qui revient quasiment au même en fin de compte même si il est "moins bruyant": la seule rustine  efficace est de réduire la durée de la nuisance et surtout éviter les passages isolés même à faible fréquence (même un passage par heure perturbe beaucoup le calme des forêts qui ne peut pas s'installer, le retour au calme, la réinstalation de chants d'oiseaux structuré a à peine le temps de se refaire que "ça reccomence").

Il faudrait une tranche horaire moins étallées que 3 à 6h de temps qui bien sur reste perturbante pour les oiseaux et humains, mais moins de temps et moins perturbante si elle est prévisible (si on peut compter sur un horaire fiable).

Le moins illogique est de sacrifier précisément la tranche horaire la plus fiable et optimale pour le tourisme aérien (de moindre turbulence et meilleure visibilité de 7h 9h) et de s'organiser en contrepartie pour ne pas impacter TOUT le reste de la journée, ne plus tenter survoler les lieux quand c'est possible, mais plus difficile à organiser, et plus gênant en bas.

Il deviendra au moins possible de se rattraper "du ballet aérien", si ce dernier ne dure pas. Ça genera moins les touristes en sortie de cure qui vont dans la forêt en seconde partie de matinée, où ceux qui arrivent un peu tard pour faire une promenade, ça n'imposera pas non plus de perdre toute la matinée pour attendre que ça passe...
Ça continu par contre à interdire une véritable randonnée commencée tôt le matin, mais c'est le moindre mal.

Il faut aussi aller vers une réduction drastique du rapport nuisance/nombre-de-touristes et  préférer, (à l'inverse de l'ULM qui cause 1h de nuisance sonore tous les 6 touristes),  les aéronefs qui ont plus de places pour faire moins de rotations tout en transportant plus de monde d'un coup. Si on veut en effet contenter une demande de visite aérienne de 100.000 personnes/an par exemple, avec des engins de 6 places, c'est mathématiquement 45 survols/jour en moyenne!!!

 Si une telle demande était pour du transport, si il n'y avait pas la contrainte de devoir voir la vue, un tel traffic aérien se ferait depuis longtemps avec des avions de ligne de 70 places au moins!
La prestation "survol intégral de l'île de la Réunion 3 cirques et le volcan" consiste à utiliser des hélicoptères (même pas une dizaine de place... comme des avions, une trajectoire faisable en avion, et en tant que "transporteur aérien", mais avec pour un seul "accident de parcours" le trou de fer qui devrait faire l'objet d'une prestation à part, cadrée, confinée dans cet espace pour en contrepartie ne pas nuire ailleurs, avec hélistation au départ de la ravine d'accès: aucun habitant, et quasi aucun randonneur ne serait impacté, l'espace naturel sacrifié concerné est aussi beaucoup moins étendu que l'actuel espace naturel actuellement envahi et du coup sacrifié: c'est moins de dégâts.

Ne pourrait t'on pas faire des efforts pour convertir des appareils plus gros à la vue panoramique? on fait des kayaks transparents, pourquoi pas des Dash8 transparents?

En attendant il reste possible de grouper les passages, de réduire la fréquence de vol apparente en passant par escadrilles faute d'utiliser un aéronef plus gros, et de pratiquer au maximum un compactage temporel (passages le plus possible tous à la fois, concentrés  plus que 3 à 4 groupes dans une tranche horaire bien définie qui ne consomme pas une grande part de la journée).


Pour trouver un équilibre, il faudrait aussi et surtout que cette activité soit cadré dans une plage horaire contigüe, surtout pas morcélée, et se tienne dans la fenêtre de vol (dans une organisation horaire qui ne morcelle pas la journée en morceau) et tout de même pas excissvement longue (pas toute la matinée quand même). L'enquête donne comme tolérance "que cela dure 1h30 pas plus et qu'ensuite on a la paix"... 2 heures de temps c'est déjà beaucoup.

Il faut aussi que pendant les survols, l'intensité sonore ne soit pas non plus au point de rentrer dans les cases...
Contre toute croyance il s'avère que les escadrilles sont souvent moins bruyantes qu'un seul aéronef pour la simple raison qu'en formation, on ne vole pas tout à fait à fond pour ne pas risquer de se rentrer dedans!

Il faut aussi savoir que l'intensité de bruit est perçu selon une échelle logaritmique et que la durée est plus flagrante que l'intensité sonore absolu: faire passer 10 aéronefs à la fois divise par 10 la durée occupée pour une intensité sonore pas tellement plus forte, on y gagne... De plus, le fait de passer par escadrille oblige à ne pas piloter à fond et maintient une certaine retenue de pilotage, ce qui explique que souvent, 3 ou 4 hélicoptères à la fois ne soient pas plus bruyants qu'un seul.

 Il faut s'organiser pour réduire la nuisance à quelque chose de bref,  en combinants horaires, trajectoires et technique de pilotage pour éviter que même avec un trafic plutôt remarquable les nuisances s'étendent et mettent en péril l'âme des lieux


ATTENTION!!!
On peut être séduit par l'idée de grouper des passages par salves d'un quart d'heure de ballet d'hélicoptère quasi ensemble espacés d'un grand moment calme de 3/4 d'heure fera l'affaire, avec des rotations en rythme horaire en se disant, qu'il y a assez de moment de calme pour en profiter entre les passages. Mais typiquement cette proposition de départs de 6h à 11h du matin ou plus maintient le problème de la répétition d'une gêne réellement importante sur une trop grande place horaire (écoutez un beau concert d'hélicoptères DE TOURISME relativement groupés et immaginez ceci 4 fois de suite tous les jours à 1 ou 2 heures d'intervalle, vous ne pourrez pas sortir faire quoicque ce soit qui dure un peu, dans le calme avant 11h)
Si on en reste là, ça ne changerait pas grand chose dans le fondement, si comme actuellement, on craint de sortir avant 11h de crainte que ça reccomence...


Les moments de calme plus important sont très appréciables pour ouvrir un moment les fenêtres d'une case mais en pratique on ne profite  pas des période de calme intercalaire même relativement longue si une nouvelle période de bruit doit survenir.
Les passages isolés tardifs ou pire que tout en après midi, que ce soit des groupes ou un seul aéronef à la fois cassent en effet la journée en morceaux, (surtout quand un seul hélico mal piloté fait autant de bruit qu'une escadrille de 5 ensemble),
Ces répétitions, même à grand intervalles de temps mais occupant du coup 5, 6, 7 heures de temps, c'est bien pire que de sacrifier complètement une portion du début de la matinée en une seule fois dans la fenêtre de vol 

Le pire à éviter est bien entendu que cela reccomence en après midi, car c'est un moment encore assez préservé pour que les oiseaux installent des conversations et avoir la paix, sans être dérangé à répétition.
 l'après midi est aussi cruciale, c'est le dernier moment qui reste pour se "rattraper" (dramatique pour les oiseaux mais aussi certaines personnes pour qui une pratique de santé dépendante du calme de la nature est vital).

Le problème du dérangement de la faune est encore un autre débat, mais ce qui est certain c'est que c'est la durée de l'occupation du tourisme aérien est un facteur clef. Car foutu pour foutue, qu'un chant d'oiseau porte à 50m au lieu de 1km ou à 25m au lieu de 1km ne change plus grand chose, par contre que ça soit souvent toute la journée au hasard où une fois pour toute à des horaires précis et prévisible puis ensuite "la paix avec certitude", cela changerait déjà tout....
et même sans interdire le tourisme aérien, c'est POSSIBLE.