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Si vous n'avez pas lu et étudié cela par manque de temps...
Occupation de la nuisance sonore aérienne chaque jour
Ces pages font état d'un bilan objectif (données et mesures).

Pourquoi ce n'est pas "que du bruit" dans un lieu "banal"...

Ces pages constituent des considérations, éventuellement des bases de réflexions point de départ d'une approche scientifique, à lire petit bout par petit bout, en diagonale en cliquant sur les liens, beaucoup de sujets se répètent car ils sont remaniés et redondants aux fils des apports provenant des discussions faites lors de la rédaction du texte: il est mal aisé de tout dire en bloc d'un coup et simplement: ce qui devait être une introduction rapide est devenu un véritable dossier... alors que la conclusion est simple.

Points importants:
Liste des aspects sur lequel prendre conscience de l'anormalité d'une telle situation.

- "Prédation" non cadrée
"patrimoine lanscape uniquement"
- 5 passereaux dans des forêts silencieuses: l'émergence de toute perturbation sonore n'en est que plus grave
- dépravation d'un site touristique
- un hélicoptère plus bruyant encore qui en plus passe de nouveau l'après midi (le EC 130 B4)



Le Parc National et l'Unesco ne jouent pas le rôle prévu: ces titres sont devenu un argument marketing attirant peu à peu du "tourisme de masse", mais sans application de leur chartre!
"Parc National inscrit à l'Unesco" ça sonne plutôt faux car on n'a visiblement pas ici une économie partagée entre tous et respecteuse du cachet des lieux.

"Prédation" non cadrée

Le problème de base provient d'une liberté d'invasion de tout espace naturel et "préservé" ainsi que les villages créoles des hauts, par des aéronefs, à la guise de la demande touristique et de la météo. Cette liberté associée à une demande touristique forte à un point qu'il n'y a pas assez de temps ni assez d'aéronefs "pour servir tout le monde" provoque un contexte de prédation croissante, et un étalement horaire qui bouffe le matin et "inquiète" déjà l'après midi à chaque occasion (On est bien au delà d'une tolérance qui serait déjà discutable voir scandaleuse: tolérer des survols panoramiques ne serait ce que 2h de temps chaque matin dans des "cirques, pitons et remparts préservés" accessible par la route, les sentiers, habités, avec des sentiers jouxtant des zones de forêts primaire).

Cette invasion d'aéronefs ressemble à celle de la la longose (une belle plante qui de belle curiosité est devenue en 20 ans le cancer de nos forêts), on commence par un petit peu insensible, qu'on se dit pas gênant et ce peu augmente peu à peu jusqu'à un beaucoup accepté par habitude par qui peut s'adapter, qui bouffe peu à peu tout le temps disponible. Une autre comparaison qu'on peut faire de l'attitude en réponse à ce problème est "la grenouille chauffée", qu'on habitue peu à peu à une hausse de température de l'eau d'une marmitte où elle s'habitue, et se laisse cuire sans sauter à temps: la situation est devenue peu à peu insupportable pour son organisme, mais elle ne s'en est pas rendu compte...
C'est ainsi que les humains fonctionnent aussi, incarnant de plus en plus la facture d'une tolérance au stress dont le bruit est recconu comme cause majeure (qui coûte tout de même 57 milliards d'euros/an en France) et comme il ya toujours d'autres facteurs, on peut écarter le bruit des causes de dégradations du climat social, pourtant il en fait bien partie.

Il faut noter une nouvelle dégradation: l'usage d'un modèle d'hélicoptère dit EC 130 B4 hélicoptère plus bruyant qui n'est adapté qu'au vol en air "laminaire", qui n'est donc pas "le plus silencieux du monde" en air turbulent en montagne!!!
Il ya depuis août 2016 un troisième exemplaire et cela a nettement augmenté le nombre de passage de cette "catastrophe acoustique" qui impacte de plus en plus l'après midi par des passages à 1h30 d'intervalle...

- Le tourisme aérien s'inscrit dans une plage horaire étalée, fluctuante, sans limites fixées qui rend plus aléatoire la quiétude qui pourrait revenir dans le calme. En effet le calme des forêts insulaires reste menacé par un possible retour des nuisances même temporaire n'est pas vécu de la même façon: cela revient à associer de plus en plus systématiquement un beau temps installé avec le bruit des rotation d'hélicoptères qui représente une difficulté de communication pour les chants nuptiaux ou territoriaux des oiseaux. À L'ENVERS DU MONDE, nous sommes du coup dans un pays où les oiseaux chantent plutôt l'après midi par temps couvert que le matin au soleil!

- Cette nuisance sonore impacte des lieux préservés,  tout aussi bien à la fois des Réserve Biologique (du Matarum à Cilaos, classée depuis 1989!), un Parc National (2007), Inscrit à l'Unesco (2009). Que signifie "préservé" si c'est invivable une partie de la journée à cause d'une usine (à touristes) bruyante?

"patrimoine lanscape uniquement"

- Une volonté de préserver l'aspect visuel des lieux, mais du coup un déni de l'importance du paysage acoustique qui fait un tout avec la faune et la flore:
Dénier l'importance du silence relatif dans un pays où "la faune est peu représentée" est d'autant plus dramatique que on nie ainsi le fait que l'émergence acoustique du bruit étranger est d'autant plus forte que cette faune "peu représentée" a évolué dans un silence important et est peu présente...
cela se voit et s'entend (à peine).

Ne pas en tenir compte sciemment pour ne pas toucher à une "usine à bruit" touristique (alors que dans le monde entier on connaît très bien les effets du bruit sur les oiseaux et la faune #article_de_journal) est étrange, du point de vue scientifique mais logique si on exploite un décors de Parc d'attraction, tout en profitant pour une communication pseudo écologique de la bonne presse que procure toute la communication du classement au bien inscrit, les textes présentant ses forêts comme considéré comme un des derniers "points chauds" de la biodiversité.

 On adapte ainsi la "vérité" à une "nécéssité économique" qui va impacter un lieu "préservé" comme si il finalement il n'y avait pas de recconnaissance.
"Le bruit n'est pas un problème" puisque
"La réunion est classée paysage landscape uniquement"... !!!


5 passereaux dans des forêts silencieuses: l'émergence de toute perturbation sonore n'en est que plus grave

Les passereaux de la Réunion chantent peu et faiblement, ce ne sont pas des ménates, des moineaux ou des "exotiques" qui viennent des forêts continentales  qui bien que sensibles aussi aux bruits de moteurs ont un niveau de fond sonore nettement plus élevé que celles de la Réunion.
- Le cas des cirques est caricatural: le bruit est émis dans une caisse de résonnance qui DÉCUPLE au moins l'impact. Chaque survol est en effet près de 4 fois plus sonore, mais aussi dure près de 3 fois plus de temps.

On est de plus dans un contexte de dégradation importante de l'habitat de la flore et faune endémique (par des plantes invasives , plantes exotiques envahissantes en plus de la prédation des rats et chats, et du merle-maurice): Ne pas tenir compte du besoin de calme et leur imposer de s'adapter, encore en plus,  à un bruit d'aéroport digne des zones industrielles supérieur en intensité sonore à présence de véhicules routiers juste à coté et de partout (pas seulement près des routes), et en seulement quelques dizaines d'années,  c'est beaucoup trop leur demander et c'est suceptible d'impacter "le bien inscrit" globalement aspect visuel inclu..

L'unique rapace de l'île?

500 couples environ en 1990... à peine 250 en 2010. C'est pas beaucoup d'oiseaux pour une espèce endémique! Le papangue voit dans les cirques son territoire de vol limité, il ne dispose plus en matinée des ascenceurs thermiques du Bras Rouge où avant le tourisme aérien, il montait à 3000m d'altitude pour, en simple vol plané: explorer en millieu de matinée, entièrement et globalement tout son territoire avant de se consacrer à ses petites explorations rapprochées. Son déplacement en vol à vol est moins aisée depuis qu'il doit "faire avec" les routes aérienne car sa zone d'évolution est en partie occupée physiquement par les hélicoptères, et au dessus, les ULM.... Cela en plus de risquer de manger de la nouriture empoisonnée par du tualivit.
Sa communication par cris peut être aussi perturbée, mais surtout, le papangue ne doit plus exploiter jusqu'en haut les son ascendance: il se fatigue bien plus à explorer son territoire...


Dépravation d'un site touristique

- Que penser de telles conditions pour une destination touristique de qualité "le site le plus visité de l'île avec le volcan", où se pratique la randonnée, les cures thermales, qui est vitrine de la biodiversité de l'île encore plus riche dans les cirques... Le touriste venant spontanément à Cilaos pour communier avec une nature endémique est aussi une espèce en voie de disparition. Ceux qui viennent encore visitent un lieu juste beau, juste spectaculaire, utilisé comme un terrain de jeu, un stade géant... un... cirque?!

Un hélicoptère plus bruyant encore qui en plus passe de nouveau l'après midi (le EC 130 B4)

- Un modèle d'hélicoptère inadapté à la montagne (EC 130 B4 hélicoptère plus bruyant) provoque un niveau de nuisance extrême en cas de turbulence en air raréfié humide d'altitude. Le plus inquiétant et d'autant plus impardonnable est aussi que des vols de ce modèle d'hélico  "cassent l'ambiance" l'après midi et perturbe grandement les passereaux endémiques. Cette nouvelle intrusion de plus en plus régulière (plusieurs fois par semaine) est en train d'abolir ce qui était un moment de quiétude fiable avec un impact important à cause des fortes vibrations.

Il devient fréquent d'avoir 2 passages ou plus de ce modèle là en pleine après midi et rien que ce constat vaut une alerte à part sur laquelle les scientifiques devraient travailler. Les très fortes vibrations de cet engin, même parfois alors qu'il n'est même pas entré dans le cirque perturbent encore plus la faune (insectes, oiseaux, batraciens et chauve souris), et il est impossible de s'en isoler phoniquement.

Ce qu'on est en train de vivre est une ÉRADICATION DU CALME et du chant des oiseaux PAR BEAU TEMPS... du moins, en saison touristique, laquelle dure de juillet à mai...

On vente la POSSIBILITÉ d'explorer l'île du ciel comme une QUALITÉ.
En réalité, c'est devenu, dans ce contexte de surfréquentation une PRÉDATION de la tranquilité des lieux, une perte de qualité et de quiétude.

Le Parc National et l'Unesco?
Leur raison d'être est de permettre (surtout "UNESCO") un développement touristique dopé par la recconnaissance officielle de l'intérêt du lieu tout en évitant alors qu'une activité économique induite ou augmentée par cet attrait croissant impacte en effet négativement le bien inscrit, ce qui augure en principe un haut niveau de qualité des lieux en contrepartie et une économie qui ne sacrifie pas l'environnement.

Pour ce qui est de l'ambiance d'aérodrome en pleine nature et de plus DANS le Parc National, question de " préserver le ressentit de quiétude dans les cirques, pitons et remparts inscrits au patrimoine mondial de l'humanité" C'EST BIEN RATÉ!!!
même avec quelques points d'amélioration tel que l'évitement des déposes en certains lieux.
La notoriété de ces titres en prend un coup, et le préjudice s'étend bien au delà de la Réunion, puisque Parc National et Unesco ne sont plus des labels "de confiance" avec un tel précédent.

autres cibles dans ce bilan.
#CE_NEST_PAS_UN_FAIBLE_BRUIT_DE_FOND,
#DÉGRADATION_DU_CLIMAT_SOCIAL
#IMPACT_CERTAIN_SUR_LES_OISEAUX,dévalorisation de CILAOS....
menace sur les 5 oiseaux endémiques "commun" de type passereaux (les autres endémiques étant le papangue, les 2 sortes de pétrels et le tuit tuit, ce qui fait 9 au total).
Une situation illégale dans des espaces naturels sensibles.. (Avec de plus l'usage d'hélicoptères plus bruyants encore (mal adaptés), qui sont des monoturbines survolant en transportant des touristes soit des agglomérations, soit des zones inhospitalière où l'atterissage en catastrophe est improbable, ce qui est ILLÉGAL.)


La préfecture renvoie "laconiquement", en fin de non recevoir que il n'y a pas de problème puisque "la réglementation est respectée" et refuse tout dialogue, sauf des lettres parfois compliqués renvoyant aux textes reglementaires qu'on peut traduire par "voyez bien qu'il n'y a pas de raison de vous plaindre, tout est en règle"....

pourtant c'est illégal
Pourtant, le survol touristique de loisir dans un Parc National, c'est ILLÉGAL...
À la Réunion, c'est cette zone qui concentre le plus les survols panoramiques, et à 1000pieds sol, même pas à 1000m/sol ce qui toute façon ne veut rien dire quand c'est des espaces fermés qui résonnent et où le terrain est très accidenté (pas de référence d'altitude autre que les sommets)

Nous avons en effet ici des forêts insulaires caractérisées par un silence extrêmement profond, bien plus calmes que n'importe quelle forêt tropicale d'un continent (rien d'autre que des oiseaux endémiques qui chantent peu et faiblement): Cilaos est dans l'aire d'adhésion du Parc National inscrit à l'Unesco dont la raison d'être est précisément de préserver les lieux des dégâts collatéraux d'une activité économique industrielle ou touristique. En contrepartie, le prestige et la valorisation des lieux permet un tourisme de qualité.
Le Bruit de l’homme affecte les espèces jusque dans les aires protégées...
http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/05/04/le-bruit-de-l-homme-affecte-les-especes-jusque-dans-les-aires-protegees_5122479_1652692.html
Ou si vous préférez, cet article version papier froissé.

Que ce soit illégal ou pas, la nuisance sévit au maximum dans le Parc National et la réserve biologique du Matarum, mais aussi impacte durement une "station de montagne et de bien être" qui reçoit des curistes, des touristes, et qui était la "capitale de la randonnée de l'océan indien"...

Comprenez bien que les atouts de Cilaos sont étroitement reliés à la possibilité d'éprouver "la quiétude, dans les cirques, pitons et remparts", et surtout que CILAOS équipé de route et en dehors des routes desservant Mafate, n'a pas besoin, n'a pas l'excuse de Mafate pour devenir une route aérienne pour des survols intensifs de déposes et ravitaillement "De Mafate" ou de simples vols panoramiques 10 fois plus nombreux encore....

- L'incertitude des limites de temps marquant le début et la fin de la nuisance consomme beaucoup de temps de quiétude, même si c'est calme plus tôt ou un grand moment. Cela réduit le temps exploitable tant pour oiseaux que humains en besoin de paix et calme.

- L'intensité du moindre bruit aérien est toujours forte par rapport au calme des forêts primaires zones les plus sensible: le problème est surtout le temps que cela dure alors, plus encore que l'intensité sonore, puisque c'est "foutu".

- Le niveau de nuisance des hélicoptères a considérablement augmenté depuis l'introduction du modèle EC 130 B4 numéro 1 statistiquement en nuisance sonore, au terme de 750 heures d'enregistrement sonores doublés d'analyse temps fréquence.
Les EC 130 B4 ne sont pourtant qu'au nombre de 3 parmis une flotte de plus de 18 hélicos en tout,  mais ils passent parfois plus d'une fois par heure chacun: ce monoturbine volant au dessus de territoires fragiles ou sinon des agglomérations génère bien plus de vibrations que les autres, sauf cas finalement rare de vol en plateau dans de l'air dense et laminaire. Il se recconnaissent finalement sur les analyses à ses signatures plus marquées (plus fort). Le bruit de son passage perdure aussi plus longtemps à cause du hurlement du son rotor de queue (le fenestron est mal conçu, l'hélicoptère de la gendarmerie n'a pas ce défaut). Cet appareil devrait être considéré comme un cas à part, il dysfonctionne dans les turbulences au delà de 1200m d'altitude, il devrait être réservé aux transfert de littoral, et son impact est démesuré en cas de vol tard le matin ou pire l'après midi.
Certes tout ulm ou autre hélico fait aussi trop bruit, mais là on est dans une intrusion acoustique similaire à celle de lourds engins militaires, il faut longtemps après le passage d'un tel hélico (entre 50mn et 1h30) pour en revenir car les chants d'oiseaux tardent à se réorganiser et être de nouveau actifs comme si rien ne s'était passé. Que cela dure si longtemps alors que les vibrations sont très loin des canaux acoustiques de communications des oiseaux est un mystère, on oublie peut être en effet que les proies des oiseaux (tout ce qui courre sur les feuilles ou par terre) pourraient être perturbées par de telles vibrations et se cachent plus.

- Le remplissage des moments de répits par les ULM et les avions, ainsi que des aéronefs privés réduit souvent à néant les moments de retour provisoire au calme entre les passages d'hélicos, et prolonge la nuisance encore plus tard dans la journée, voir l'après midi, et leur passages dépassent souvent 3 minutes de durée.

Or, Cilaos n'est pas tout à fait un quelquonque village qui serait placé sous une route aérienne ou au voisinage d'un aérodrome, c'est un site touristique d'intérêt majeur, où le calme des lieux est essentiel, dans l'aire d'adhésion d'un Parc National dont le bien est également inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, justement dans le but d'éviter que le développement économique dégrade la biodiversité ainsi que son aspect visuel (l'acoustique n'est pas prise en compte mais la biodiversité qui dépend de l'acoustique, si...)

Tout cela c'est après une audience avec un sous-préfet qui avait abouti à la promesse non tenue de se regrouper et de discuter de tout cela entre acteurs, depuis des années. Au niveau de la réglementation il n'y a pas de problème, mais au niveau des nuisances et de l'impact négatif, ici décuplé par la configuration des lieux, en en cumul avec l'effet de concentration (quasiment tous les aéronefs viennent voir CILAOS), du coup largement centuplé par rapport à une situation "normale" pour un "lieu retiré" qui se défini même comme une "station de montagne et de bien être" où on ne devrait entendre que des hélicoptères dédiés au secours et ravitaillements, moins nombreux qu'à Mafate étant donné que le site est desservi par la route...

Alors, la seule chose qu'il semble possible de concevoir, c'est de demander " que les compagnies aériennes nous fasse un cadeau", "qu'ils soient gentils avec nous", tout en restant suspendu à leur pouvoir... Alors il "ne faut pas les fâcher", "avoir avec eux un contrat de confiance", "arrêter de se plaindre", "coopérer", "ne pas publier de mesures", "surtout ne jamais parler de réduction d'activité"... "attendre qu'ils constatent d'eux même les nuisances": se soumettre à eux, afin que rien de fondamental ne change et que tout reste comme avant, mais en continuant la croissance, à raison d'un survol de plus par jour tous les 2000 clients de plus par an...

Ce qui est bien malheureux, c'est que tout cela avait été fait pour  aboutir à un équilibre qui a tenu de 1999 à 2009 mais qui n'a plus court. Cet équilibre a laissé des traces positives: tous les visiteurs de la Réunion venu en cette période on apprécié le calme de CILAOS et y reviennent encore sur cette idée de le retrouver.
Depuis 2009 le niveau de nuisance remonte, et en 2016 on est arrivé à une situation comparable à celle des années 1996 1998: "la matinée, c'est foutu", cette fois en présence d'un Parc National classé par l'Unesco justement pour éviter ce qui se passe pourtant actuellement: une activité économique impacte durement le bien inscrit..

En effet, dans ces espaces classés, la seule loi qui gourverne c'est, comme ailleurs, la rentabilité, laquelle augmente si on est flexible, si on propose des prestation personalisées, si on a le minimum de contrainte et que l'on survole ce qu'on veut quand on veut de la manière qu'on veut... Cette liberté sans contrainte à pour conséquence d'étaler la plage horaire occupée, de produire des horaires fluctuants, imprévisible qui supprime l'assurance d'avoir la paix en dehors de la fenêtre de vol optimale en multipliant les survols isolés qui confisque chacun 3 minutes de silence et casse toute ambiance calme qui commençait à revenir.  Et si une compagnie se "limite", et que le concurrent ne le fait pas... elle perd sa compétivité et en plus ça ne sert à rien. L'économie seule décidant du sort de notre paysage, il est réduit à l'état de ressource à exploiter sans tenir compte des inconvénients locaux, qui ne concernent pas ceux qui habitent sur le littoral, qui ne concerne pas ceux qui profitent de ces prestations aériennes..

La peur de "toucher à une activité économique installée", l'habitude... entraîne plus ou moins une démission généralisée de tous à tous les niveaux (des habitants qui sont fatalistes aux représentants de l'autorité locale, en passant par les associations de défense de l'environnement) pour "traiter ce dossier", et les médias "impliqués" ont tendance au mutisme, voir la censure sur cette question, à un degré douteux (ils ne sont visiblement pas neutres).
Au mieux, mettre de l'énergie dans cette problématique, c'est de taper sur un mur jusqu'à s'ensanglanter... pour rien.

C'est là tout le problème: rien ne bougera car personne peut concevoir que ça puisse bouger et n'a pas envie de taper sur le mur pour rien, ignorant que un effet de foule pourrait abbatre le mur, il n'y a pas de solidarité, et tout est décidé et arrêté une fois pour toute: La réglementation est respectée. Cette réglementation est normale pour Cilaos simple village de moins de 3600 mètre de large planté en "rase" campagne.

Toutes ces nuisances sont alors légales, même si en raison du contexte d'amplification largement décuple associé à une concentration de trafic dans un cirque de remparts circulaires d'un km de haut ou plus, formant une formation unique au monde (d'où en partie son classement à l'unesco), Elles sont avec cette particularité acoustique au niveau de la proximité immédiate d'un terrain d'aviation même si on est 10 fois à la distance réglementaire, et dépassent sur le plan qualicatif et quantitatif ce qui serait illégal pour n'importe qu'elle autre source sonore.
 Imaginez un voisin "bricoleur du dimanche tous les jours" qui met en route une machine bruyante comme une tondeuse à gazon 20 à 30 fois 3 minutes de temps, non pas occasionellement, mais systématiquement jour après jour. Imaginez lequel serait voisin de tous les habitants à la fois en plus d'être présent sur l'ensemble des espaces publiques et naturels, et commence même son tapage avant 7h du matin. À quoi servent des lois "pour la santé publique" si, en matière d'émergence acoustique, de décibels et d'exposition, il n'est absolument pas tenu compte d'une nuisance équivalente produite par des entreprises qui exploitent des vols de loisirs en se disant "transporteur aérien"?

Sur les cartes aéronautiques, le relief n'est même pas représenté, il n'est nullement tenu compte du caractère touristique, de la présence de forêts primaires (déjà mise à mal par les plantes invasives à pourvu d'oiseaux endémiques garrants de sa santé), et bien sur il n'y a pas la notion que Cilaos soit une sorte de théatre romain de 10km de diamètre habité de 5000 personne et fréquenté de 500.000 touristes/an n'est pas considéré comme un fait réel...

Dans les faits, on a récupéré l'attrait marketing de ses titres "Parc National", "Unesco", mais abandonné les lieux à la prédation économique, où l'on n'a pas de ressentit de quiétude: on est dans un "Parc d'attraction" en présence d'une "usine à baptềmes de l'air". Ça fait belle lurette que les clients des Parc Nationaux, qui viennent précisément pour apprécier la paix des lieux respectés boudent cette Réunion-Parc de loisir. À la place viennent des touristes non sensibles à tout cela, et on installe partout de l'agitation et du bruit.

Les oiseaux, qui ont une relation étroite avec les plantes locales, chantent faiblement et rarement, ne sont pas adaptés à la communication dans un fort bruit ambiant alors que les forêts primaires prennent des tournure de décors de manège dans un parc d'attraction où dans le bruit des moteurs, les gens parlent fort pour se parler, voir viennent avec de la musique en portant une mini-sono sur l'épaule: s'adapter au bruit urbain tout le temps qu'il fait beau est beaucoup d'évolution demandée, beaucoup d'énergie demandée, beaucoup de vulnérabilité et de fragilité rajoutée: (ils se décalent sur l'après midi) alors qu'il ya la prédation du Merle Maurice, des chats errants, et l'appauvrissement de la forêt suite à l'invasion des plantes exotiques. Tout est lié, des oiseaux en moins bonne santé et des oiseaux envahisseurs, c'est une ressource de moins pour le maintien de l'équilibre de la forêt primaire.
Ne pas en tenir compte (alors que dans le monde entier on connaît très bien les effets du bruit sur les oiseaux) que une bonne partie de ses forêts est classée et considéré comme un des derniers "points chauds" de la biodiversité, c'est criminel.
En effet... crotte... c'est chiant!

 Cet oiseau est un insectivore qui passe l'essentiel de son temps à becquetter d'infimes parasites de la flore locale, qui communique de loin avec ses congénères, et qui se regroupe pour chasser les Merle Maurice (qui sinon détruisent les nichées). En présence de fort bruit de fond, il ne joue plus son rôle...

Le conflit d'intérêt empêche également tout dialogue avec les prestataires aériens qui gèrent tout à leur sauce et ne tolèrent aucune contrainte .

Ils opposent l'argument de la nécéssité économique (la leur)... Mais; si globalement c'était le contraire? Que coûte de perdre par exemple 200.000 clients randonneurs par An qui comptaient réellement sur "le ressenti de quiétude, dans les cirques, pitons et remparts". Que coûte de perdre le cachet de Cilaos "Station de Montagne et de bien être" où il existe une activité liées aux curistes, qui avec la nouvelle organisation du tourisme remarquent maintenant le vacarme sur leur parcours de santé après la cure.

L'île entière n'est pas un Mafate géant où l'hélicoptère est une obligation faute de routes et on ne doit pas confondre nécéssité de sécurité et ravitaillement et tourisme égoïste qui a 10 fois plus d'impact encore. Quelle donne si l'on chiffrait les dégâts globaux induits par la perte d'attraits des lieux impactés, dans le long terme?

On ne veut pas le savoir, car ça introduirait une possibilité de changement.

Jusqu'au constat d'un évènement MAJEUR qui n'est pas arrivé et qui ne semble PAS POUVOIR ARRIVER dans le contexte actuel, nous n'avons pas de signe d'amélioration.

Une amélioration? si elle devait arriver elle se doit d'être véritable: non pas une petite fluctuation permettant une petite baisse de nuisance juste pour retarder un peu plus le véritable changement.
Non pas une baisse passagère aussitôt remise en question par l'arrivée de quelques milliers de touristes chinois en plus, par exemple, ou des conséquences des survols du fait d'un hôtel qui propose des prestations repas+hélico...

Il faut une organisation, dans un espace de 83km carré parfaitement circulaire qui résonne comme une pièce fermée, à raison de 6places par hélico et 1 place par ULM, pas besoin de beaucoup de touristes "en plus" pour rajouter 1 heure de nuisance sonore sur des centaines de kilomètres carrés...
Si les réunionnais eux même faisaient seulement 1 survol des lieux chacun... TOUS LES 20 ans, à raison d'un hélicoptère de 6 places à quelques minutes d'intervalle (6mn environ), il faudrait rajouter 2h30 de nuisance sonore quotidienne...

 Une amélioration sensible demande une véritable réorganisation du tourisme aérien... On a affaire ici à une nuisance MAJEURE pour le bénifice d'une minorité de personnes tant du coté des touristes, que des habitants, que des salariés des activité touristiques.

Le discours des pro-tourisme aérien ressemble en effet à celui des entrepreneurs de grande surface "vous savez , nous au moins, on crée de l'emploi, on vous donnera des emplois de caissiers"... SVP, continuez vous même ce raisonnement.




DÉGRADATION DU POTENTIEL ÉCO-TOURISTIQUE DE CILAOS.
- On ne peut plus actuellement découvrir Cilaos, Mafate, Salazie dans le calme au soleil avec le chant des oiseaux lors d'une grande randonnée, Pour éviter que le vacarme aérien gâche le ressenti, ou empêche le ressourcement, on doit éviter SYSTÉMATIQUEMENT de venir le matin (à moins qu'il pleuve où qu'il ya un fort vent, ce qui en saison pluvieuse n'arrive que 3 jours par mois le matin et est imprévisible, ce qui empêche d'en profiter).

- Si on reste en cure, on découvre à la sortie de la cure (vers 10h30) une nuisance sonore qui se prolonge au delà de cet horaire, en plus d'avoir fait l'expérience de réveils parfois à 6h du matin dans un vacarme remarquable.

- Si on vient au "Cilaos, Oasis de silence"... on a vite fait de remarquer que la détente matinale à la piscine de l'hôtel n'est pas si agréable, car "on se croirait à Orly"...

- Si on vient à Cilaos, découvrir les sentiers, la nature endémique, la forêt primaire et ses oiseaux... c'est pas comme dans les autres pays du monde: entre 6h et 9h du matin au soleil, on n'entend pas le grand concerts des oiseaux quand le soleil monte...

DÉGRADATION DU CLIMAT SOCIAL, DE LA SANTÉ DES POPULATIONS.
- Si on habite à Cilaos on change peu à peu d'habitude pour ne plus concevoir ce qu'est le calme (tout en disant que dans les bas, c'est bien pire, ce qui est hélas vrai avec la circulation routière).
Or on perd un aspect essentiel de qualité de vie que nous pourrions avoir besoin pour une vie "décente" dans ces lieux qui ont l'inconvénient d'un isolement (à l'écart des services sociaux, des hopitaux, des bas...). Par exemple ont doit monter le son de sa radio pour ne pas manquer des infos si on est à quelques mètres dans sa cour, ou même dans la pièce fenêtre ouverte on doit faire son propre bruit pour ne plus se sentir envahi par le bruit extérieur, et de même pour chaque voisin.
Le niveau de nuisances de voisinage augmente ainsi énormément. Quand on s'installe dans le bruit par dessus le bruit on ne perçoit pas bien sur quand le calme revient, du coup on reste bruyant longtemps après que les hélicos sont passés, tout le temps même, et on se gêne plus ou moins entre voisins: même si le calme est revenu on ne conçoit plus son existence.
 La tension conflictuelle contenu par le savoir vivre se ressent en animosité larvée, il est un idéal social ici de ne jamais le montrer pour rester quelqu'un de correct, plutôt prendre des tranquilisants si ça devient trop dur.

Mais tout cela sourde par dessus et dégrade peu à peu l'ambiance, les relations sociales. L'ambiance a bien changé à Cilaos qui était "un havre de paix".
 On trouvera toujours des tas d'autres raison à ce fait pour dire que le bruit n'a jamais dérangé personne, alors que le bruit en fait bel et bien partie.
Le bruit est devenu un des fléaux sanitaires majeur à la Réunion, et Cilaos, les cirques, étaient un peu l'exception "loin de la fureur du monde moderne" comme l'avait remarqué Nassimah Dindar en visitant les thermes: le tourisme par hélicoptère, bien plus que les hordes de motards (occasionelles!) ou la circulation routière (localisée!) ont pourtant mit fin à cela, et non pas seulement dans les "lieux qui évoquent la vie protégée loin du monde moderne" mais en tout lieu naturel.

CE N'EST PAS UN "FAIBLE BRUIT DE FOND", UNE "RUMEUR LOINTAINE", mais une véritable nuisance urbaine.

Les analyse temps fréquence le montrent: c'est le bruit installé le plus fort et le plus global durant toute une partie de la journée.
C'est pas en effet qu'une nuisance mineure qui ne s'entend que dans les lieux sinon très calmes. À Cilaos est concerné l'habitat, le quotidien de vie, le sommeil ou le repos des enfants en bas âge, la concentration des scolaires, la santé des personnes en besoin de repos, des retraités.
Même si cette population affirme ne pas ressentir de gêne car "le bruit mi connaît pas moins la fait l'habitude", de "faire l'habitude" demande un effort sur la santé qui pèse son poids, rajoute du stress, induit un peu plus de diabète, de trouble cardio-vasculaire, d'agressivité ou de dépression.

 Cilaos, depuis 2009 tend même à se dépeupler. L'impact de la perte du calme durant tout le bon de la journée, à l'heure de faire son jardin n'y est pas pour rien et même si ce n'est pas l'unique cause, ça en est une partie...

Un hélicoptère fait plus de bruit dans une case fermé à CILAOS, que à l'extérieur sur une Terrasse au Tampon: du fait de l'enfermement dans le cirque, des turbulences, d'une altitude plus élevée (moins de portance) le niveau de nuisance est décuple: un hélicoptère qui passe à 1000m/sol-Cilaos c'est comme en plaine à 300m sol, mais aussi ça dure 3 fois plus d'un bruit qui entre dans les maisons, qui est conséquent. C'est comme avoir, en tout lieux de Cilaos, un chantier de bâtiment avec pelleteuse à 30m ou autre source de bruit intense et durable 3h au moins chaque matin, cela tous les jours des années durant, et sans trêve le week end.

Et ce que la presse nous annonce c'est que cela ne fait que commencer "ça va s'intensifier"...

Ce qui entre dans une maison déjà modifiée pour l'isolation phonique est encore  au niveau du bruit des moteurs de l'électroménager. C'est comme imposer un frigo ou une machine à laver dans toute pièce, dans les chambres où l'on a besoin de plus de calme pour du repos, ou autre activité intellectuel. Le bruit extérieur ne devrait pas envahir l'intimité des logements...
Peu de maison sont pensées "isolation phonique" à Cilaos et faire cette modification coûte environ 50.000 euros si il n'est pas nécéssaire de construire une case "en dur", et en plus, avec les hélicoptères EC 130 B4 le niveau de nuisance est tel que ça ne sert presque à rien!

Anecdotique, un hélicoptère "B4" se perçoit encore fermé chez soi, même pendant le contrôle d'un cycle d'essorage  de la machine à laver!..

Cela survient justement dans un pays où il serait logique de vivre fenêtres ouvertes et dont la ressource principale était le tourisme de bien être, randonnée, cures dans "ces lieux qui évoquent la vie protégégée loin de la fureur du monde moderne"! Mais "on" se dit que c'est un mal nécéssaire pour "l'économie, le tourisme, et le ravitaillement de Mafate".

Mafate... un lieu où les touristes vont aussi pour connaître le charme d'un endroit qui a échappé à la circulation routière... sans moteurs!

En réalité, même sur le plan social et économique, c'est une catastrophe: cette activité vampirise l'intérieur de la réunion en détruisant une partie de son attrait, pour un nombre incroyablement réduit de "privilégiés" qui en profitent: une minorité de touristes (10% environ), un habitant de l'île sur 3500 environ associé plus ou moins directement au secteur aérien... qui confisquent bien 20% de la surface de l'île: les cirques, et une bonne partie du Parc National sont devenue le décors d'un manège "de luxe" qu'on voudrait rendre populaire (faite le calcul vous même: divisez le nombre de touriste par 6, vous aurez le nombre de survols, à l'année divisez par 365 pour avoir idée de la moyenne: actuellement on est entre 20 et 30 survols/jours rien que d'hélicoptères...)

IMPACT CERTAIN SUR LES OISEAUX ET RISQUE POUR LA BIODIVERSITÉ
Suscpition d'aide à l'invasion du Merle Maurice, par "urbanisation acoustique" des forêts primaires...

- On découvre de toute façon les lieux d'une véritable agression acoustique qui a modifié aussi en forêt primaire le comportement des oiseaux: par exemple on recconaît les forêts primaires impactées systématiquement à l'installation du Merle-Maurice qui sinon reste en millieu agricole ou urbain mais ne "campe" pas en zone naturelle, et là où il ya le merle maurice, il n'y a quasiment plus d'oiseaux endémiques. Les scientifiques devraient vérifier que l'installation du Merle Maurice en forêt primaire est associé au moins en partie au BRUIT AMBIANT, du moins au dessus de 1500m où sans tourisme aérien, c'est totalement silencieux: c'est la zone où existe des forêts primaires ou le seul bruit réellement pertubateur est le bruit aérien qui change l'ambiance du tout au tout de ces lieux qui sont à la fois parmi les plus riches en biodiversité tout en étant les lieux les plus calmes de la planète... en les transformant en décors d'usine à tourisme bruyant.

 C'est une évidence, les oiseaux sont en scrutation auditive permanente, ils communiquent entre eux, sont aux aguêts du moindre signe de présence d'un congénère.

Le Merle maurice provenant de forêts pleines de cigales et de singes hurleurs qui saturent le matériel de prise de son des explorateurs, qui est habitué à la présence de l'homme depuis 5000 ans s'est construit pour communiquer dans le bruit, alors que les oiseaux de la réunion sont encore fait pour communiquer dans le calme et ne sont pas adapté à un tel changement en si peu de siècles... Du coup, le Merle Maurice dont le chant est si fort qu'il réussi à porter en ville à 200m malgrés les sonos, les motards et files de voiture, est vraiment favorisé dans une forêt envahie de bruit de moteurs qui réduit l'efficacité de communication des oiseaux locaux. Cet envahisseur détruit les nids, mange les fruits avant maturité, fait des dégâts aux plantes, fait concurence aux représentants de la faune locale, les stresse, les attaque même...

Le Merle maurice est très probablement favorisé par ce vaste territoire forestier "libéré" par cette urbanisation acoustique devenu plus propice pour lui, il fait aussi encore plus des dégâts agricoles, alors les cultivateurs installent des déflagrateurs à gaz qui simulent un coup de fusil, toutes les 2 minutes, plusieurs mois par an... Ce qui rajoute encore une  grosse nuisance sonore qui impacte aussi durement une partie de l'habitat humain (Mare sèche, Ilet à Cordes)...

Notez bien: dans le période 1995 1998, la nuisance sonore des hélicoptères était au niveau de celle de 2016 2017 (jusqu'à 60 voir 80 signatures acoustiques par matinée): Le merle Maurice y était également présent qu'actuellement dans le secteur nord ouest (ilet des Salazes, sentier du Taïbit, route d'Ilet à Corde vers Bois Rouge à fleurs Jaunes). Le bruit des hélicos y est en effet assourdissant au point de couper les communications des canyonneurs.

Lors de l'acalmie de 1999 à 2009 (bien que les hélicoptères déposaient n'importe où sans réglementation des touristes et "agressaient" de manière "choquante") en pratique, il n'y avait guère plus que 8 survols cumulés en journée, le bruit restait occasionel, et il n'y avait pas les EC 130 B4 qui provoquent des vibrations d'appareil militaire (comme le faisait à l'époque des années 1990 les 2 dauphins d'héli-réunion qui faisait tout ce bruit pour 9 personne et non pas 6).

On avait oublié cela quand entre 1999 et 2009 le tourisme aérien n'était qu'une nuisance mineure: on était en situation d'équilibre: la SEOR ayant commencé ses observations à cette époque niait même sa présence et il était officiellement admis que les hélicoptères ne causaient pas de gêne sensible, CE QUI N'EST PLUS LE CAS!!!

Et c'est à partir du classement à l'Unesco et d'une intensification nouvelle des survols, que le merle maurice s'est résinstallé dans ce secteur.
Parrallèlement, la présence de chakouatte s'inverse à celle du Merle Maurice: Merle Maurice présent, peu de chakouatte... Il faut plusieurs aller retour Route au Taïbit pour entendre un chant de chakouatte... au lieu de 20 à 30 fois environ par trajet. La différence est d'un facteur 100.

Mais on est resté sur l'idée que "seul 3 oiseaux sont suceptibles d'être impactés, le tuit tuit, le pétrel de barreau, et le pétrel noir"... par des passages occasionnels... Mais le bruit de fond constant des heures durant, c'est un autre problème:


L'urbanisation acoustique des forêts primaires menacent (semble t'il) dans un ordre de gravité décroissant les 5 passereaux endémiques...
1 Le chakouatte qui ne sort pas de la forêt
2 Le Merle Péi qui est rarement en zone habité
3 Les oiseaux verts qui va plus souvent en zone habitée au chant nuptial très faible
4 Les oiseaux blancs qui va souvent prospecter en zone habitée mais au chant faible.
5 Le tec tec qui va prospecter même dans des zones agricoles où sont installées des pétards anti-oiseaux (que le bruit ne gêne pas sa prospection ne signifie pas une perturbation de ses chants nuptiaux) et le son impulsionel prévisible à intervalle régulier de pétards signifie en fait de plus en plus pour les granivores ici non migrants que "La récolte est mûre et ce champ est officiellement déclaré sans aucune surveillance humaine, venez vite le repas est servi!".

  Les oiseaux endémiques vivent des difficultés supplémentaire si un élément auquel ils sont liés est en difficulté, et en face d'eux, des oiseaux et prédateurs importés qui en profitent, car ils sont favorisés par le contexte d'invasion insulaire (construits par une évolution sur le continent ils sont plus "performants" et leur "mettent la pâté").

 1 L'impact des pétards agricoles: les fortes déflagrations ne font pas peur aux oiseaux sauf le temps qu'ils comprennent qu'ils ne risquent rien, mais abîment pourtant à la longue leur audition: des oiseaux sourds se comportent comme des oiseaux vivant dans un paysage sonore masqué par un bruit continu.

2 Le son fréquent et prolongé des bruits de moteurs, est un bruit URBAIN  même sans danger physiologique (en décibels c'est pas très élevé, ne nique pas l'audition), sans effet de terreur (ils ont l'habitude, ça va pas les tuer sur le coup), mais qui dégrade l'efficacité de leur communication en leur masquant le paysage sonore un temps non négligeable... (ils ont une baisse de performance de leur réseau internet)

Dans les deux cas, l'efficacité de communications à grande distance des oiseaux est touchée.

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