index

Les plantes invasives sont ce qui modifie actuellement le plus le paysage, portant atteinte à ce qui est le plus beau à la Réunion: les forêt primaires.... Et détruisant aussi le paysage via l'intensification de l'érosion

Une action constructive s'est déjà concrétisée: soigner les environs du sentier botanique.. Mais c'est juste un petit hectare... sur les centaines d'hectares de forêt primaire dont il ne restera bientôt que le souvenir: dessous la canopée il n'ya déjà plus de paysage, mais une invasion de plantes toutes pareilles qu'on croirait cultivées en monoculture...

Les envahisseurs sont en train de s'installer en éradiquant la flore locale, le paysage a déjà considérablement changé ces 20 dernières années sous un couvert forestier qui n'a plus ses tapis de mousses et d'orchidées. L'herbe chiffon a un impact paysager encore plus spectaculaire: elle se voit de loin et a déjà changé l'aspect des remparts, de la crête des salazes, et envahi tous les espaces un peu plus secs et lumineux qui ont échappé à d'autres envahisseurs. De plus elle favorise considérablement les éboulements, en remplaçant les mousses elle diminue la rétention d'eau des forêts, et de plus elle fragilise le terrain..

ICI l'herbhe chiffon remplace les briophytes
2016-10-22_13-13-29-herbe-chiffon.jpg
2016-10-22_13-13-29-herbe-chiffon Forêt de la Roche Merveilleuse: il n'y a plus ni mousse, ni fougère, ni herbe, ce qui augmente l'impact des pluies.

2016-10-26_12-23-11-herbe-chiffon.jpg
2016-10-26_12-23-11-herbe-chiffon, bordure de la Route d'Ilet À Cordes au niveau du départ de sentier de cascade bras rouge.
On n'a pas passé d'herbicide, c'est la plante qui se déssèche naturellement après floraison.

L'élargissement des routes augmente l'effet "tremplin"  de ce genre de plantes envahissantes pour des tas de raisons: trouée de lumière, zone de chaleur, entrée du vent, et il faut bien remarquer la pratique systématique du SOUFFLE FEUILLE un engin typiquement urbain, qu'on n'aurait pas imaginé utiliser il ya quelques années dans des endroits pareils: talus des routes, pistes forestières, sentiers!!!
 

Herbe chiffon et Liane Mauranday en profitent particulièrement bien...

Et nous devrons essuyer, entre autres, un tsunami d'herbe-chiffon...

L'herbe chiffon ne demande pas mieux qu'un coup de vent après une coupe rase des herbes concurentes pour voir ses graines décoller des talus juste au bon moment quand il fait sec et chaud et prendre les ascendances déclenchées par la chaleur du bitume ou d'un large chemin baigné de soleil dont elle borde les talus: elle s'envole en nuages de graines et retombe en neige sur les forêts alentours, non contente de s'installer sur les roches  ou trouées de lumière, et d'en chasser les fougères mousses ou orchidées, elle profite des chantiers  (exemple cité la tentative de replanter des bois de couleurs à la place des exotiques au plateau des chênes) et des pistes forestières. .... et elle est en voie de devenir aussi destructice que la longose...
Des zones de gazon sont progressivement remplacés par l'herbe chiffon quand elles sont rasés de trop près au rotofil, par exemple la pelouse jouxtant l'arrêt de bus "Le Bloc"

Pour ce chapitre, quand on entretient les talus au rotofil, on devrait ne le faire que sur de la végétation humidifiée afin d'éviter l'envol des graines et des poussières, et simplement balayer ou ratissser.

Les abords des hélisurfaces, c'est du "je sème à tout vent", en version géante avec un gros moulin à vent: peut être pas si anodin si on ne surveille pas ATTENTIVEMENT ce genre de plantes à graines volantes...
2016-08-22_15-49-59-photo-journal-visu.jpg

Bilan 2017: Le bien inscrit est dégradé à 90% et est en voie de passer en situation critique à la prochaine révision...
Encore 3 ans, et on passe en situation critique. Déjà on pense que la seule solution, c'est de sauver les 10% qui reste sains, dans 90% des forêts primaire, la situation est déjà irréversible et le paysage est... perdu

LE BRUIT A DES EFFETS INDUITS SUR LE PAYSAGE VISUEL VIA LE DÉRANGEMENT DE LA FAUNE ET DES HUMAINS...


Nous devons rappeler que le bruit est un facteur agravant pour l'état de la végétation par le fait qu'elle dépend ÉTROITEMENT de passereaux endémiques qui ont évolués dans les forêts qui furent jusqu'en 1995 les plus silencieuses du monde.

 Les nuisances sonores généralisées retirent la spiritualité des lieux: l'approche de la nature par les habitants et touristes devient plus agressive. Le simple que le Parc National censé être un symbole de préservation laisse faire un tel "désordre" tout en interdisant la ceuillette des plantes est vue localement comme une "confiscation de la nature aux locaux pour la donner aux touristes" ce qui légalise moralement le pillage de chacun à sa façon.

On connait l'impact du canyonning avec ses sentiers d'accès et la ruine de la microfaune (transport de plantes invasives et rupture des cycles de reproduction des petites bêtes dans le cours d'eau).

On peut se douter que le dérangement des oiseaux endémiques influe sur la santé des plantes qui en dépendent.
Il est de plus apparu des nouvelles habitudes humaines plus agressives pour la nature liées à l'urbanisation ambiante des lieux: on s'y comporte comme en ville, ou comme dans un parc d'attraction (bruit, ordures, usage du souffle feuille comme si on entretenait des trottoirs...)

Ces forêts hébergent des oiseaux aux chants très discret.
Par exemple les zostérops (oiseau blanc), sont un exemple unique au monde d'oiseau qui polinise les orchidées, vous pourrez observer que son chant est extrêmement faible... on le voit à quelque mètre et on l'entend comme un oiseau continental qui serait à 200m....

 Les terpsiphones  sont des oiseaux qui protègent la forêt de certains envahisseurs et chassent autant qu'ils peuvent le Merle Maurice qui prédate les oiseaux (mange les oeufs, fait des dégâts dans la végétation)..

Déranger ces oiseaux, c'est gêner l'entretien qu'ils font des forêts: la baisse de leur effectifs ou simplement la perturbation de leur comportement est une fragilité de plus pour la biodiversité locale végétale y compris. Ces oiseaux sont déjà bien menacés par les prédateurs importés (chats, rats, merle-maurice), mais il faut AUSSI du calme pour que ces oiseaux communiquent entre eux et soient ensembles moins vulnérables.



Le MERLE MAURICE parfaitement adapté au bruit s'introduit plus facilement en forêt primaire et se comporte alors plus facilement comme un prédateur quand les autres oiseaux locaux ne communiquent plus efficacement entre eux: il ya fort à parier que dans le secteur nord ouest de Cilaos, son expansion est aidée par le tourisme par hélicoptère, et il apparait effectivement qu'il était quasi absent de cette zone durant les années calmes 2004 à 2007 alors qu'il était très présent en 1996 1999 et de nouveau, à partir de 2013. En 2004 le tourisme n'avait pas baissé à Cilaos, contrairement à 2013-2014 qui avait été une période de "crise" du secteur hôtelier.

Il suffit de quelques survols aériens, mêmes peu bruyants, et même à une heure d'intervalle, pour rompre les communications complexes entre des oiseaux distants de plusieures centaines de mètre parfois. Les échanges sonores mettent parfois plus d'une heure à se mettre en place.

Dans le bruit répété, ne reste possible que l'échange de cris "de contacts", de chants brefs et "bâclés" qui reprennent très vite et donnent l'illusion que le bruit dérange pas tant que ça ces oiseaux qui piaillent ausitôt... c'est méconnaître ce que sont leurs véritables chants. Les oiseaux endémiques ne sont pas adaptés au bruit, ils ne se déplacent pas en groupes comme le merle-maurice, ont un chant moins puissant, chantent plus rarement, à "l'économie" par ce que l'évolution isolée des continents dans un calme et une quiétude incomparable aux forêts classiques ne leur avait pas demandé de hausser le volume par dessus celui des singes hurleurs, cigales ou autre grosses bêtes ni d'être plus performants dans cette fonction sonore, c'est typique des millieux insulaires...

Dans le contexte ou l'impact  des survols d'aéronef a déjà retiré le calme ambiant d'une grande partie de la matinée, polluer en plus le tard de la matinée et l'après midi est gravissime et "fait sauter le fusible", c'est l'abolition de la quiétude dans les cirques, pitons et remparts cette fois TOUTE LA JOURNÉE sans possibilité de rattrapage, donc d'adaptation





,