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INDEX présentation de la LONGOSE

Chronologie chantier 2014-2017
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regroupement des photos vidéos faites dans la forêt album photo/vidéo google.

RETOUR D'EXPÉRIENCE.


Points important: la stratégie en petit, retrait total des longoses + entretien 10 mètres carrés reconquis par heure de travail. ÇA MARCHE... mais ça reste petit.

Cela occupe un passionné et maintient un état pseudo primaire d'un hectare de forêt environ, peut être un peu plus dans le long terme si moins d'énergie est consacrée à déraciner des grosses longoses bien ancrées..

Mais, cela reste peu quand il reste au moins 18 hectares de forêt à récupérer qui sont dans un état tel que on n'a plus accès au sol, que rien d'originel est présent sur place.

Ici on a essayé... sur quelques dizaines de mètres, le long de la route forestière... Après épuisement et découragement, et abandon... voilà ce que ça donne. (deuxième exemple) Et là c'est le plus compliqué: une route étant une trouée de lumière, la restauration est la plus difficile, il faut faire de l'ombre. Le Parc tente de planter des mahos.

PAS QUESTION de retirer les rhizomes seulement par arrachage dans un tels cas: c'est tout simplement trop difficile.
Il faut d'abord couper sans laisser les feuilles. Paradoxalement, en terrain très envahi il devient alors assez facile mais c'est physiquement très éprouvant, de tailler à la pioche (le coté plat du pic), les rhizomes, de les concasser, les fragmenter.
En terrain partiellement envahi, il ne faut pas sacager les plantes qui sont mêlée... il faut couper autrement qu'avec un sabre: le mieux est une petite faucille ou le sécateur et retirer les tiges immédiatement, pour éviter de cacher le terrain (c'est comme sinon mettre de l'herbicide, laisser les feuilles revient à pailler le terrain et conserver les rhizomes, et il faut y voir pour ne pas écraser ce qui est plante locale...


Une autre plante envahissante japonaise (Fallopia Japonica Renouée du Japon, ya pas à chercher longtemps pour en trouver) peut servir de retour d'expérience vu qu'on ne peut retirer les rhizomes car ils sont à 1m sous terre, cette plante aime les sols volcaniques riches en métaux lourds tout comme la longose (mais dépend du climat tempéré).

Ce qui fonctionne est alors de l'épuiser en récoltant à répétition sa production.
Sur le modèle de ce qui marche pour venir à bouts des rhizomes de Renouée du japon..

1 Couper régulièrement à raz la longose.
2 La laisser repousser "plus belle encore qu'avant", mais sans attendre qu'elle en profite trop: le moment pour couper est juste après le dépliement de toutes les grandes feuilles des premières tiges sorties  (ne pas attendre que toutes les cicatrices de rhizomes fassent leur tige, il faut couper au moment ou la première à seconde grande tige est sortie, si on attend, la plante se refait des réserves au fur et à mesure)

CE QU'IL NE FAUT SURTOUT PAS FAIRE: laisser sur le terrain les tiges et les feuilles.

3 Reccomencer ainsi... pendant... 8 à 10 ans environ... tout simplement SANS SE DÉCOURAGER...
Le problème c'est que rien n'avance tout ce temps.
On peut se demander si la somme cumulée de travail à couper de temps en temps ne représente pas l'équivalent de tout arracher des le début. Le bon compromis est d'associer les 2 méthodes en faisant des petites surfaces sans rizhomes petites et multiples et non pas commencer le chantier d'arrachage sur une seule surface (il faut au contraire en faire un peu de partout d'une façon apparente désorganisée) cela afin de créer des multiples îlots de biodiversité qui seront des points de départs multiples de la forêt quand on finira par retirer les rizhomes tout autour..

 Il faut penser pour espérer l'épuiser,  que la longose est "une ressource à exploiter" comme si le but de l'opération était de retirer un maximum de biomasse de longose "sans payer", comme si c'était de la monoculture, mais sans y apporter d'engrais..
IL FAUT tout simplement LA PILLER comme on sait si bien le faire pour les ressources naturelles en général...
Repousser coûte en effet à la plante un maximum et c'est ennuyeux pour elle si c'est pour être fauchée juste après, elle paye du coup avant d'avoir remboursé sa dette, elle devient réellement "fauchée", à force elle fera un dépôt de bilan.

Cette biommasse peut d'ailleurs être une ressource locale: en zone habitée et hors climat de la longose, une source abondante de compost tout comme les rhizomes retirés et broyés fin...

Peut être que ça profiterait aux lentilles de Cilaos, en lieu et place des intrans chimiques...
en plus, le paillage au moyen de feuille de longoses préserverait les terrains de l'évaporation tout en évitant le recours aux herbicides (écomie d'eau, d'engrais, d'herbicides, moins d'érosion)

Le rhizome ainsi exploité, maigrira peu à peu, se rétractera, les tiges sortirons de plus en plus petites, la visibilité sera plus facile à obtenir pour les arracher, ils seronts aussi moins ancré au sol.
Quand la plante produit moins, c'est le moment de passer à l'arrachage prioritaire alors un peu moins difficile des rhizomes.

Dans ce processus on peut prendre 3 mois de vacance en juin-juillet-août (car c'est l'hiver, ça pousse moins), mais des que la chaleur revient, il faut une coupe toutes les 6 semaines environ, à ajuster selon observation.
La période hivernale est la meilleure pour l'arrachage, la période estivale pour la coupe repétée.

Ce qui a été fait et qui a raté à répétition depuis... 20 ans!!!
- Couper les longoses, 2 ou 3 fois.
- Laisser sur place les tiges et les feuilles former une litière humide.
- Abandonner le chantier assez de temps pour que la longose recharge le rhizome en puisant dans cette litière: retour à la case départ..
La méthode de la coupe non régulière associée à l'abandon des tiges et feuilles sur place a largement fait ses preuves: ÇA NE MARCHE PAS!

Quand la longose sera assez réduite (petite tiges et rhizomes arrachables), ça sera le moment de créer de jardins botaniques en reprenant sur un hectare par ci par là, la méthode du chantier de la Roche Merveilleuse (c'est à dire retirer méthodiquement au pic et à la gratte tous les rhizomes de longose), pour y replanter un maximum de fougères, mousses, herbe locale, tout en continuant sur les vastes espaces une coupe régullière. Ces jardins botaniques fourniront les plants pour reconquérir peu à peu une plus vaste surface.

Les 10 à 30 emplois permanents se reconvertirons peu à peu en jardiniers qui préviennent les nouvelles invasions tout en multipliant au maximum les souches locales.

À la fin de cette période, ce qui aura changé pour la longose c'est une moindre abondance des éléments spécifiques qu'elle recherche: elle y sera moins virulente.
Si on regroupe tout au même endroit, "ce qui plait à la longose" est extrait du sol, part profond dans le sous sol sous le dépôt de déchets végétaux, en s'en va à long terme à l'océan, via l'eau souterraine, sans s'étaler dans la forêt et nourrir une génération suivante d'envahisseurs.

 La question auquelle les scientifiques doivent répondre est à propos du besoin éventuel de ces éléments retiré avec les feuilles de longoses par la flore endémique: c'est en effet un appauvrissement en certains oligos éléments spécifiques (il faut savoir qui d'autre que la longose s'en sert).

Retrouver la vrai forêt primaire est une illusion (par définition, vu l'invasion + l'intervention ce n'est plus une forêt primaire), mais on pourrait tout de même reconstruire sur les plateaux du matarum, quelque chose qui ressemble bien à la forêt du sentier botanique de la Roche Merveilleuse.. c'est à dire à ce que cette forêt était, et à une échelle assez vaste pour que cet endroit soit assez vaste pour acceuillir des visiteurs représentant une bonne partie des touristes de Cilaos, sans en souffrir.


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