index


PLANTES ENVAHISSANTES: DANGER POUR LE PATRIMOINE.

PLANTES ENVAHISSANTES: Aggravation de l'érosion.
L'herbe chiffon borde les talus: elle s'envole en nuages de graines et retombe en neige sur les forêts alentours, non contente de s'installer sur les roches où elle éradique les mousses qui retiennent l'eau dans toutes les forêts primaire, c'est à dire tous les remparts,  elle profite des chantiers  (exemple cité la tentative de replanter des bois de couleurs à la place des exotiques au plateau des chênes) et des pistes forestières.

Elle apprécie particulièrement l'aide des souffle-feuilles après une coupe rase au rotofil, pour se propager encore mieux.


Elle a explosé à partir en 2016 alors qu'elle était déjà bien installée, à cause des chantiers "verts" qui ont provoqué un peu partout des trouées de lumières et zone de terre à nu.

.... et elle est en voie de devenir aussi destructice que la longose...
ICI l'herbe chiffon remplace les briophytes, comme ici sur les roches...
2016-10-22_13-13-29-herbe-chiffon.jpg
2016-10-22_13-13-29-herbe-chiffon Forêt de la Roche Merveilleuse: il n'y a plus ni mousse, ni fougère, ni herbe, ce qui augmente l'impact des pluies.

2016-10-26_12-23-11-herbe-chiffon.jpg
2016-10-26_12-23-11-herbe-chiffon, bordure de la Route d'Ilet À Cordes au niveau du départ de sentier de cascade bras rouge.
On n'a pas passé d'herbicide, c'est la plante qui se déssèche naturellement après floraison.

Troène, longoses, puis herbe chiffon ont éradiqué quasiment partout entre 500 et 1800m d'altitude les épais tapis de mousses qui régulaient l'écoulement des eaux: l'eau se précipite plus vite dans les sous sols, part plus vite dans les ravines, fait plus de dégâts et, en plus, manque en saison sèche. Les sols tantôt innondés tantôts assèchés sont encore plus sujets à l'érosion.
Entre 500m d'altitude à 2500m d'altitude, l'herbe chiffon est devenu quasi exlusive sur les talus de route, et même les zones de lumière des remparts, elle a changé l'aspect de la crête des salazes. Dans ce contexte moderne le paysage et le comportement des sols en cas de pluie est totalement changé, et cela explique peut être qu'une tempête un peu pluvieuse (Berguitta et ses 300mm d'eau, un cumul d'un mètre d'eau en 3 semaines) fasse autant de dégâts que les plus gros cyclones 30 ans auparavant (il faut remonter à Firinga, en 1989 pour voir un tel désastre sur la route de Cilaos).

PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ fait partie des enjeux du bien inscrit, et la biodiversité n'est pas que visuelle et végétale ici même si "la faune est peu représentée": les oiseaux ont un rôle important pour la végétation locale et il ne faut pas attendre des signes d'extinction des espèces pour s'alarmer des perturbations induites!!!

Les perturbations sonores  ont un impact certain sur les chants d'oiseaux, ce qui n'aide pas ces oiseaux endémiques au chant faible, dans une concurrence avec d'autres animaux qui sont  prédateurs et de plus des vecteurs de plantes envahissantes : les rats, les chats, et surtout les merles-Maurice parfaitement adapté aux millieux bruyants.

Agrandir les routes à l'excès et la généralisation du souffle feuille pour les talus a beaucoup favorisé les plantes envahissantes: plus de lumière, plus de départ d'ascendances, plus de vent, et des talus tremplins à herbe chiffon (juin 2017 élargissement de la Route de Bras Sec en pleine traversée de forêt primaire)

 Les nuisances sonores généralisées retirent la spiritualité inspirée par les lieux: l'approche de la nature par les habitants et touristes devient plus agressive dans une nature qu'on ne respecte plus comme un temple. Le simple fait que le Parc National censé être un symbole de préservation laisse faire un tel "désordre" pour l'exploitation touristique décridibilise son action,  l'importance de préserver les lieux, du bruit comme du reste, ce qui légalise moralement le pillage de chacun à sa façon.
Ce contexte favorise encore plus la propagation des plantes et animaux envahissants, déresponsabilise le braconnage,  en plus que ça dérange des oiseaux!

2016-08-22_15-49-59-photo-journal-visu.jpg
.

,